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Politique

Traque des migrants

Familles syriennes expulsées à Saint-Denis : 38 enfants à la rue

Le 29 août dernier, 71 réfugiés syriens dont 38 enfants, la plus part scolarisés dans les écoles primaires de la ville, se sont faits expulser de leur lieu de vie. La Mairie, pourtant interpelée plusieurs fois par les familles ainsi que leurs soutiens, a choisi la voie de la répression et dénonce leur occupation du square de Geyter où ils ont provisoirement élu domicile dans un campement.

mercredi 18 septembre

Crédits photo : Page facebook : Solidarité familles syriennes rue raspail

C’est la préfecture qui a ordonné l’expulsion policière du 29 août dernier, pour cause l’état d’insalubrité du bâtiment dans lequel étaient logées les familles de réfugiés syriens. Un immeuble où l’eau et l’électricité devaient être pris dans les bâtiments voisins et où le loyer était exorbitant.

L’expulsion perpétuée par les forces policières a été d’une grande violence, délogeant par la force des familles avec des enfants en bas âges du seul lieu où elles avaient pu élire domicile. Cette expulsion a laissé un fort traumatisme chez les familles, après avoir été contraintes de fuir la violence extrême de la guerre dans leur pays. Retour ligne automatique
Après l’expulsion, et comme aucune proposition de relogement n’a été faite par la mairie, les familles ont du organisé un campement provisoire dans le square de Geyter en plein centre ville de Saint-Denis. Des habitats de fortune installés dans la poussière et sans aucun accès à l’eau, ou à l’électricité. Des conditions de vie inhumaines pour ces familles qui ne pouvaient vivre sereinement ainsi.

La mairie quant à elle, en plus de ne pas avoir immédiatement proposé de solution de relogement pour la totalité des personnes expulsées, a dénoncé sévèrement « l’occupation d’un square de centre ville ». A quelque mois des municipale la mairie PCF brosse dans le sens du poil ses électeurs en dénonçant l’insécurité et l’insalubrité de la ville pour justifier sa politique répressive au service de l’état bourgeois. Elle a d’ailleurs d’abord fait la sourde oreille face à la protestation des familles et de leur soutien qui revendiquait un toit et des conditions de vie dignes. Elle a récemment mandaté une association pour proposer des logements aux familles. Les logements proposés par cette association ne sont pourtant pas de meilleure qualité que l’immeuble dont elles se sont fait expulsées : des propositions complétement indécentes dans des villes très éloignées de Saint-Denis pour les familles dont les enfants sont scolarisés à Saint-Denis, des chambres d’hôtels sales où les lits sont cassés et où il n’y a pas de cuisine. Des logements toujours inadaptés pour ces réfugiés mis à la rue par la préfecture et la mairie. La mairie est incapable de trouver des habitats décents alors même que le nombre de logements vides est énorme.

Il est primordial de refuser le cas par cas et la sélection mise en place par les institutions en ce qui concerne le statu administratif ou l’accès aux logements des réfugiés.Retour ligne automatique
La seule politique envisageable pour résoudre le problème des réfugiés mis à la rue, mal traités et réprimés par l’état bourgeois est la réquisition des logements vides, l’ouverture des frontières et la liberté de circulation pour que plus personne ne soit considéré comme illégal et que tous les réfugiés, qu’ils soient climatiques ou fuyant leur pays en guerre pillé par l’impérialisme, puissent avoir une vie digne.




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