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Farida, l’infirmière interpellée hier, a été libérée mais sera convoquée au tribunal en septembre

Alors qu'un rassemblement était appelé à 16h devant le commissariat du 7ème arrondissement, on a finalement appris la libération de Farida. Le combat ne s'arrête cependant pas là car l'infirmière est convoquée en septembre au tribunal pour "violences sur personnes dépositaires de l'autorité publique, outrage et rebellion".

mercredi 17 juin

Au cours du rassemblement de soutien à Farida, convoqué par sa famille et ses soutiens à 16h devant le commissariat du 7ème arrondissement, la libération de l’infirmière d’une cinquantaine d’années a finalement été annoncée. Celle-ci avait été interpellée hier sur l’esplanade des Invalides dans le cadre de la manifestation des soignants, et les images de son arrestation violente ont été énormément relayés sur les réseaux sociaux et dans les médias.

Devant le commissariat, la fille de Farida, Imen Millaz, a pris la parole pour annoncer la bonne nouvelle. « Je voudrais remercier toutes les personnes qui sont là pour apporter du soutien à ma mère. Elle a été libérée il y a une demie-heure de cela. » a-t-elle annoncé devant une foule de soutiens et de journalistes. « J’ai vu ma mère comme je ne l’avais jamais vu d’abattement, alors que c’est quelqu’un de très très fort. Il en faut des choses pour la détruire... Alors ils ne l’ont pas détruite, elle ne se détruit pas comme ça, mais ils ont tapé quand même un sacré coup, plusieurs même comme son corps en témoigne » a-t-elle précisé.

« On sait ce qui lui est reproché, c’est littéralement d’avoir jeté trois cailloux et fait deux doigts d’honneur. » a ensuite rappelé Imen Millaz, évoquant la disproportion avec la réaction policière et la très violente interpellation subie par sa mère, tout en réinscrivant les images diffusées massivement par les médias dans la colère qui existe au sein du milieu médical : « Cela fait longtemps que le monde médical dit qu’il étouffe et qu’on ne l’écoute pas. Ce n’est pas de la justification, c’est juste un constat objectif. »

Pourtant, le combat ne s’arrête pas ici puisque Farida sera convoquée au tribunal le 25 septembre pour trois infractions : violences contre des personnes dépositaires de l’autorité publique, outrage et rébellion, ainsi que l’a rapporté son avocat Julien Brault. Un procès très politique auquel il faudra être nombreux pour dénoncer la répression contre Farida, mais aussi plus largement contre l’ensemble des manifestants, ainsi que les violences policières.




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