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INTERDICTION DES LICENCIEMENTS !

Fermeture d’usine chez Renault : soyons nombreux à la manifestation à Choisy-le-Roi !

Samedi 6 juin, à 14h00 une manifestation aura lieu à Choisy-Le-Roi, place Jean-Jaures. Un rendez-vous important pour s'opposer au plan de suppression d'emplois chez Renault : le premier d'une potentielle longue série à venir. On ne pourra pas lutter boîte par boîte pour faire réellement reculer le patronat. Alors pas d’hésitation, samedi soyons nombreux pour crier notre colère à Choisy et pour construire la contre-offensive des travailleurs !

vendredi 5 juin

Crédits photo : Bertrand Guay / AFP

Le samedi il faudra être nombreux pour que la peur change de camp

Le gouvernement et le patronat savent qu’ils marchent sur des œufs avec le dossier Renault. Cela explique aussi la rapidité avec laquelle, suite à la grève et l’occupation de la Fonderie de Bretagne et, à Maubeuge avec la manifestation qui a rassemblé 8 000 personnes, des gages certes temporaires, ont été donnés aux salariés pour le maintien de l’activité. Ce que craint Renault, c’est que les luttes se coordonnent, que les salariés s’auto-organisent et qu’il soit vraiment coûteux de les faire rentrer à l’usine. La grève qui a démarré à Choisy-Le-Roi est un nouveau foyer de lutte qui ne doit pas s’éteindre. Même si aujourd’hui les salariés ont suspendu la grève à Choisy-le-Roi, le site est toujours menacé de fermeture avec les 263 emplois plus ceux de la sous-traitance. Au-delà de la boîte dans laquelle on bosse, du groupe auquel elle appartient, nous devons nous unir contre les sacrifices que le gouvernement et le patronat veulent imposer à tous les salariés. Cela doit aussi être la ligne des syndicats et nous devons batailler pour faire une campagne nationale, contre les fermetures d’usines mais également contre toutes les attaques qui ressortiront des discussions avec la direction, qui accouchera sûrement d’accords de performance, qui ont pour objectif de supprimer des emplois et surtout de baisser les salaires grâce à la peur des licenciements. Organisons-nous dès maintenant pour instaurer un rapport de force face à la direction, et faire en sorte que la peur change de camp.

Une attaque contre l’ensemble du salariat et c’est bien ensemble qu’il faudra répondre

Aujourd’hui, la réponse apportée par les organisations du mouvement ouvrier, est pour le moins limitée et ne favorise pas l’unification d’un mouvement d’ensemble. Un mouvement qu’il faudra construire dans une coordination parmi les ouvriers du groupe Renault et même au-delà dans tout le secteur automobile, autour de revendications claires en refusant les licenciements (même ceux qui sont plus ou moins maquillés en départs volontaires) et les baisses de salaire. Il n’y aura pas de deals possibles dans l’intérêt des ouvriers avec le patronat ou le gouvernement. Pas de discussions possibles avec ceux qui ne veulent que broyer et asservir les travailleurs pour imposer des reculs sociaux immenses pour le monde du travail. De même qu’on ne pourra pas lutter boîte par boîte pour faire réellement reculer le patronat.

C’est toute la classe ouvrière et la jeunesse qui doivent relever la tête face à ce système capitaliste. Nous savons déjà que la crise économique va mettre un terme aux vieilles recettes qui consistaient à mener la politique du montant du chèque pour fermer des usines et justifier des suppressions d’emploi. Aujourd’hui, on se battra comme des lions pour ne pas payer la crise.

Alors pas d’hésitation, samedi soyons nombreux pour crier notre colère à Choisy et pour construire la contre-offensive des travailleurs !




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Renault   /    Crise économique   /    rassemblement   /    Manifestation   /    Licenciement(s)   /    Notre classe