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Pour un 8 mars révolutionnaire

Festival "Victoire Féministe" : à Bordeaux, 120 étudiants présents pour construire les 7 et 8 mars

Ce lundi 20 février s’ouvrait le Victoire féministe festival, organisé par Du Pain et des Roses, Le Poing levé et M.E.U.F à l’université de Bordeaux. Un franc succès qui marque le début de deux semaines de préparation du 7 et 8 mars à l’université.

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Ce lundi, le festival féministe de l’université de Bordeaux a battu son plein lors de sa séance d’ouverture. Près de 120 étudiant.e.s sont venu.e.s assister à la conférence de l’autrice féministe Irene portant sur la grève féministe. Un succès qui marque le début de deux semaines profondément politiques à l’université autour d’un féminisme ancré dans la préparation du 7 et du 8 mars.

C’est en ce sens que Juliette, militante Du Pain et des Roses et Le Poing levé affirmait en introduction : «  Le festival s’inscrit dans une séquence politique historique avec un mouvement massif contre la réforme des retraites. Cette réforme est une attaque d’ampleur qui nous touche tou.te.s, mais plus particulièrement les femmes qui sont les premières pénalisées par cette réforme qui vise à nous faire travailler plus. Il faut comprendre que le mouvement massif en cours, estune occasion en or pour faire payer à Macron l’ensemble de sa politique, de son mépris et de l’avenir qu’il veut nous imposer. La mobilisation dépasse largement le cadre strict de la revendication du retrait de la réforme des retraites, elle cristallise toutes les colères depuis la crise du covid, l’inflation et plus encore. Pour faire payer Macron, il faut que la jeunesse qui s’est mobilisée dans les manif féministes, anti-racistes, écolos, entre dans la bataille et s’organise dans ses lieux d’études. Au côté des travailleur.euse.s, la jeunesse doit amener ses revendications, en particulier quant aux oppressions de genre. Augmentation des salaires et leur indexation sur l’inflation ; retraite à 60 ans et 55 ans pour les métiers pénibles ; revenu étudiant financé par la grande fortune ; fin de sélection ; enfin, partage du temps travail sont autant de revendications, desquelles les femmes et les minorités de genre, actuellement les plus pénalisées, seraient donc les plus bénéficiaires, que le mouvement actuel peut envisager d’aller conquérir. »

Le bal s’est ainsi ouvert avec une conférence d’Irene, militante féministe et anarchiste, sur le thème de la grève féministe. Rappelant les origines prolétariennes de la grève du 8 mars, Irene s’est employée à mettre en lumière l’importance de la grève dans la lutte féministe. Ancrant son propos dans le contexte de la bataille contre la réforme des retraites, Irene a ainsi rappelé l’importance pour les féministes de porter en ce 8 mars 2023 le mot d’ordre de la reconduction de la grève. À ce propos, Irene affirme durant son exposé :« La grève est l’arme la plus puissanTe de notre classe. Ce 8 mars prend dans un contexte est merdique : inflation, destruction des services publiques, casse sociale, en particulier avec la réforme des retraites. Avec le mouvement en cours, le 8 mars ne doit pas être une parenthèse » Une occasion qui doit selon elle être mobilisée pour élargir les revendications, en réclamant premièrement un retour à l’âge de départ à 60ans, mais en portant aussi, au-delà de la réforme des retraites, la perspective de la transformation radicale de la société : allant du refus de la loi Macron-Darmanin à la remise en question de l’ensemble de l’organisation du travail. Une conférence qui s’est conclue par un appel à la jeunesse à entrer massivement dans la bataille en portant le mot d’ordre de la reconduction de la grève et de sa généralisation et en s’organisant en Assemblées générales.

Ainsi, cette première échéance du festival féministe fut une très belle réussite et donne le ton de la suite vers la construction du 7 et 8 mars à l’université. Pour cela, faisant face à une pression universitaire très forte, pour les étudiant.e.s de l’université Bordeaux, l’enjeu de se libérer du temps pour incarner dans la réalité la discussion et construire ces deux dates et la mobilisation est central. En ce sens, des demandes de banalisation des enseignements lors de ces journées de mobilisations ont été lancé sur l’Université. Cette modalité a été rarement acquise ces dernières années au sein de l’université de Bordeaux dont la présidence a participé au saut répressif national à l’encontre de la jeunesse. Face à un probable nouveau refus, les étudiant.e.s devront renforcer la pression pour obtenir la banalisation et permettre ainsi une participation étudiante dans la mobilisation la plus large possible.

Le festival féministe de Bordeaux vous donne rendez-vous ce mercredi 22 février à 12h30 pour la diffusion du court métrage Tirésias, suivi, le soir même pour la conférence de Sasha Yaropolskaya, journaliste et militante de Révolution Permanente, intitulée : « Quelle stratégie pour la lutte contre les oppressions de genre ? »


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