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Jeunesse

Précarité étudiante

Fin du repas à 1€ pour les étudiants non-boursiers : le gouvernement revient même sur les miettes

Alors que les jeunes subissent toujours de plein fouet les conséquences économiques et sociales de la pandémie, la ministre de l’Enseignement supérieur, Frédérique Vidal annonce la fin du repas Crous à 1€ pour les étudiants non-boursiers dès la rentrée.

lundi 12 juillet

Source photo : ALENTINO BELLONI / HANS LUCAS ©AFP

Ce vendredi matin, la ministre de l’Enseignement supérieur, Frédérique Vidal, a annoncé lors d’une conférence de presse des nouvelles réglementations quant aux repas à 1€ : à la prochaine rentrée universitaire, le repas à un euro sera désormais uniquement accessible aux étudiants boursiers et non-boursiers « en situation de précarité ». Mis en place en juillet 2019 pour les étudiants boursiers, il avait été généralisé en janvier à tous les étudiants. Dès septembre, les étudiants non-boursiers sauf quelques exceptions ne pourront donc plus y avoir accès, et le plateau-repas coûtera de nouveau 3,30 euros.

Cette annonce est l’occasion de rappeler l’hypocrisie de cette mesure, et ce même quand elle concernait tous les étudiants. En effet, peu de restaurants universitaires étaient ouverts durant la pandémie. De plus, ceux ouverts souffrait d’un manque de personnel, d’autant plus après les suppression des contrats précaires qui faisaient tourner la machine du CROUS à bas coût avant la pandémie. D’autre part, les repas fournis étaient loin d’être la hauteur, comme le dénonçaient de nombreux étudiants sur Twitter.

Cette mesure déjà insuffisante est donc réduite aujourd’hui, alors même que la précarité et le chômage chez les jeunes est toujours très élevé, et que le variant delta laisse présager une potentielle nouvelle vague. Le gouvernement continue donc de ne mettre en place aucun plan réel pour répondre à la précarité étudiante grandissante, au contraire, l’exécutif revient même sur ces pseudos cadeaux. Cette décision prouve le caractère minime de l’ancienne mesure, d’autant plus s’il l’on compare aux milliard d’euros versé ces derniers mois au grand patronat.

Face à cette situation dramatique chez la jeunesse et l’inaction du gouvernement, nous exigeons un investissement massif dans les universités, comme dans tous les services publics, afin de répondre aux besoins des plus précaires et de toute la population. Celui-ci permettrait de mettre en place d’une part des services alimentaires à la hauteur des besoins de plus en plus criants, et ceux contrairement aux restrictions actuellement mises en place par Vidal. A cette revendication s’ajoutent l’embauche massive de personnel et la titularisation de tous les travailleurs du CROUS pour assurer le fonctionnement d’un réel plan contre la précarité étudiante. Et ce, financé par un impôt fortement progressif sur les grandes fortunes. Nous exigeons également un revenu à hauteur du SMIC pour tous les étudiants, afin d’assurer une vie digne à toutes et tous.




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