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Notre classe

La répression antisyndicale continue à La Poste

Florent, postier à Lyon, licencié pour l’exemple

Parce que Florent avait voulu prendre sa pause, comme cela se fait depuis des décennies et qu’il s’était affronté avec sa responsable, la direction de La Poste de Lyon Centre a finalement licencié le facteur, pour faute simple, lui reprochant « insubordination » et « irrespect envers sa hiérarchie ». En réalité c’est un prétexte pour se débarrasser d’un syndicaliste actif qui, de plus, s’était largement investi dans la grève d’octobre 2015. Ce licenciement pour « faute simple » va lui permettre d’être payé pendant les 2 mois de préavis et de toucher des allocations chômage, quelques miettes… obtenues suite à la mobilisation de ses collègues, ces dernières semaines. Mais l’essentiel demeure : Florent va se retrouver sans boulot au printemps !

vendredi 19 février 2016

Ce qui nous attend : Plan de restructuration et détérioration des conditions de travail

Dans ses vœux au personnel, le PDG de La Poste a souligné les "bons résultats de 2015". Mais cela ne lui suffit pas, car l’objectif en 2020 est de doubler le chiffre d’affaires (rappelons qu’il était de 22,2 milliards d’euros en 2014). Pour cela, le plan de restructuration "Livraison 2020" prévoit un allègement de la masse salariale avec des licenciements à la clé, des nouvelles tâches données aux facteurs et salariés des autres services. Cette surcharge de travail transforme des journées initialement de 7 heures en des journées de 8h, 8h30 voire parfois 9h.
Outre les conditions de travail de plus en plus difficiles cela va entraîner des perturbations dans la distribution du courrier : certaines tournées infaisables dans le temps de travail prévu, non remplacement de facteurs absents ou remplacements ponctuels par des travailleurs intérimaires ne connaissant pas les spécificités du métier et surtout envoyés dans des zones qu’ils ne connaissent pas.

Répression syndicale


A La Poste, sous ce gouvernement qui n’a jamais été de gauche , la répression syndicale s’accentue, à l’image des huit de Goodyear (24 mois de prison dont 9 mois fermes) ou bien des salariés d’ Air France dont certains ont été licenciés pour faute grave. Chez nous, la direction souhaiterait faire taire tous ceux et celles qui dénoncent et luttent contre les restructurations et les licenciements, ainsi qu’a osé le faire Florent. La Poste utilise les mêmes méthodes partout pour museler la contestation :
- Révocation de Yann Le Merrer dans le 92.
- Menaces sur plusieurs postiers du 92 suite aux 82 jours de grève victorieuse !
- Licenciement de plusieurs salariés, connus pour leur combativité, du centre de tri des paquets de Rennes. Motif invoqué : ils ne disaient pas bonjour à certaines cadres.
- A Issoudun, en novembre dernier, une représentante syndicale licenciée contre l’avis de la commission disciplinaire. Motif : elle a exercé son droit de retrait pour une tâche qui allait à l’encontre d’une indication du médecin du travail.

On n’a pas le choix !

C’est vers une nouvelle mobilisation qu’il faut s’orienter pour obtenir la réintégration de Florent, ce qui va de pair avec la défense de nos intérêts à tous.




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