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Fermeture de sites à Renault

Fonderie de Bretagne : 200 soutiens réunis contre une possible fermeture

Plusieurs usines Renault pourraient être menacées de fermeture. Depuis lundi les ouvriers d'un des sites concernés, la Fonderie de Bretagne sont mobilisés. Mercredi plus de 200 personnes se sont rassemblées et sont parties en petite manifestation vers la mairie.

mercredi 27 mai

Alors que Renault doit annoncer un plan d’économie de 2 milliards d’euros vendredi et que plusieurs usines pourraient être menacées de fermetures, les salariés de Renault de la Fonderie de Bretagne à Caudan près de Lorient sont mobilisés depuis lundi. Ils dénoncent l’incertitude qui entoure l’avenir de leurs 385 emplois. A 8h lundi ils ont débrayé, stoppé la production, et se sont rassemblés devant l’usine en attendant le CSE -Comité Social et Economique- qui devait se tenir à 9h.

Celui-ci reporté, « ajourné », s’est tenu à la sous-préfecture ce mercredi matin. Plus de 200 soutiens : salariés, retraités de la Fonderie mais également représentants syndicaux et politiques, étaient présents, indique Ouest-France. Mais rien n’est sorti de la réunion comme le déplore avec colère un salarié interviewé par France 3 : « A quoi ça sert de faire un CSE ordinaire pour savoir si untel va partir à la retraite, nous, ce qu’on veut savoir, c’est si on vit encore demain ! ». Interpellé par un ancien salarié, le directeur de la Fonderie a prétendu n’avoir pas de réponses à cette question qui est dans tous les esprits. Il a indiqué qu’il allait falloir attendre les annonces de vendredi.

C’est en manifestation à travers la ville que les 200 personnes présentes ont accompagné trois délégués CGT jusqu’à la mairie, où ils ont été reçu.

Maël Le Goff, secrétaire CGT à la fonderie

La sentence tombera vendredi pour les salariés de La Fonderie, comme pour ceux des autres sites menacés. Mais l’arrêt de la production lundi et les différents rassemblements, sont autant de signaux forts. Les ouvriers l’ont annoncé clairement : ils ne laisseront pas passer la fermeture du site et leurs licenciements et préparent d’ors et déjà une possible lutte.




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