^

Notre classe

Blocage !

Fonderie de Bretagne. Les travailleurs bloquent leur usine pour sauver leurs emplois !

Ce mardi 27 avril, les salariés de la Fonderie de Bretagne de Caudan (Morbihan) du groupe Renault ont bloqué le site de leur usine et la direction est retenue à l'intérieur. Ils se battent contre la fermeture annoncée par Renault qui menace 350 travailleurs et leurs familles.

mardi 27 avril

Photo : AFP

Face à l’attaque du groupe Renault et à la complicité de l’État, les salariés de la Fonderie de Bretagne à Caudan ont décidé de se mobiliser et ont débrayé et bloqué leur usine dès 10h du matin ce mardi. Cette mobilisation des salariés fait suite à l’annonce du gouvernement ce lundi, d’acter les licenciements et les suppressions d’emplois dans le secteur de la fonderie et d’ouvrir un fond de 50 millions d’euros pour la reconversion des travailleurs.

Invité sur Europe 1 lundi matin, Bruno Le Maire a annoncé la couleur avec cynisme et mépris en parlant du secteur de la fonderie : « il y a un certain nombre de salariés qui ne pourront pas poursuivre leur activité. On le sait, pourquoi le nier, pourquoi s’accrocher ? Dans ce cas il faut accompagner les salariés ». Et d’ajouter, « nous travaillons à une solution qui serait de prévoir des moyens financiers pour accompagner les ouvriers des fonderies ».

Cette décision a été prise dans la table de dialogue social nommée « comité stratégique de la filière automobile » qui réunit le patronat, le gouvernement et les syndicats. Une véritable farce à laquelle participe les directions syndicales et qui ne vise qu’à acter la régression sociale et les attaques contre les ouvriers et leurs familles. Et les salariés du secteur de la fonderie ne sont pas dupes et dénoncent à juste titre une manœuvre de l’État et du patronat qui visent à « payer les licenciements » annoncés par le groupe Renault.

Comme le rapporte Ouest France le délégué CGT de la Fonderie exprime clairement que les salariés n’ont aucune illusion sur cette annonce et qu’ils n’ont d’autre choix que de se battre pour sauver leurs emplois : « aucune discussion n’est possible avec la direction. On a décidé de bloquer, personne ne sort, aucune pièce ne sera expédiée. »

L’annonce de la fermeture du site par le groupe Renault fait suite à des promesses jamais tenues de la direction de la multinationale qui affirmait que le site ne fermerait pas, et ce avec la complicité de l’État et des collectivités locales. Une attaque patronale soutenue par le gouvernement qui a accordé un prêt de 5 milliards d’euros au groupe Renault qui annonçait dans le même temps la suppression de 15 000 emplois.

Face à ces attaques, nous soutenons les salariés du groupe et de l’usine de Caudan pour qu’ils poursuivent la mobilisation et le blocage de leur usine tout en refusant le piège du dialogue social. Seule l’organisation à la base des salariés et l’exigence d’un véritable plan de bataille qui coordonne les différents secteurs touchés par les attaques patronales pourront faire face à la casse sociale du patronat qui compte bien faire payer la crise aux travailleurs avec la complicité du gouvernement.

La solution pour sauver les emplois ne viendra pas par en haut, mais bien des premiers concernés : les travailleurs licenciés et les milliers de familles qui dépendent de ces emplois. Seules les méthodes de la lutte de classe peuvent permettre de créer un rapport de force à la hauteur et de renverser la situation : pour sauver l’emploi, il y a ainsi urgence à occuper l’usine et exiger la nationalisation sous contrôle des travailleurs, sans indemnités ni rachat !




Mots-clés

Fonderie   /    Renault   /    Fonderie de Bretagne   /    Lutte des classes   /    mouvement ouvrier   /    Grève   /    Automobile   /    Notre classe