^

Notre classe

Crise économique

Fonderie de Bretagne. Près de 2000 personnes à la manifestation de soutien, la mobilisation continue

Ce samedi 29 mai, la manifestation organisée en soutien aux grévistes de la Fonderie de Bretagne a réuni près de 2000 personnes à Hennebont (Morbihan). Du côté des fondeurs, la mobilisation se poursuit avec le début de la 5ème semaine de blocage du site de Caudan.

lundi 31 mai

Crédits photo : REUTERS

Le 27 avril, les salariés de la Fonderie de Bretagne ont débuté une grève pour protester contre la vente de l’usine par le groupe Renault. Déterminés à se battre pour la sauvegarde de leurs emplois, les grévistes occupent le site de Caudan depuis maintenant quatre semaines. Si l’usine emploie actuellement 350 fondeurs, en réalité c’est trois fois plus de travailleurs (du nettoyage et de la maintenance notamment) qui pourraient être mis sur le carreau et des familles entières qui en subiraient les conséquences. La décision du groupe Renault est d’autant plus grave qu’elle intervient en pleine crise. Face au recul de ses profits en 2020 (- 21%), le groupe tente de relancer sa machine au prix de nombreux licenciements.

Dès l’annonce de la fermeture de la fonderie par Renault, l’impossibilité de dialoguer avec les dirigeants du groupe et la conciliation des directions syndicales vis-à-vis de ces derniers ont convaincu les salariés de la nécessité d’occuper le site afin de bloquer toute production. En réponse, le groupe Renault, qui exige la reprise des activités de la fonderie, a décidé d’assigner en justice deux délégués syndicaux ainsi que la CGT de l’usine ce mardi 1er juin au tribunal de Lorient. Face à cette direction qui répond par l’offensive, les grévistes restent bien décidés à continuer l’occupation du site et à faire entendre leur voix.

Ainsi les fondeurs ont appelé à les rejoindre dans une manifestation de soutien organisée ce samedi 29 mai au matin à laquelle près de 2000 personnes ont répondu présentes. Élus et population locale étaient là pour défendre les grévistes rassemblés autour des slogans “Fondeur oui, chômeur non” et “La Fonderie de Bretagne doit vivre”. Parmi les mots d’ordre, la contestation de la délocalisation de la production, massive sur les deux dernières décennies. “Ce sont des familles qui vont se déchirer. Et un territoire qui va en subir les conséquences.”, rappelle en début de manifestation Mael Le Goff, délégué syndical. Ne reculant devant rien, il ajoute que les grévistes seront prêts à mener une sixième semaine de mobilisation malgré le silence de la direction.

Dans un contexte de crise où le patronat cherche à protéger ses profits au détriment de ses salariés, la grève de la Fonderie de Bretagne et l’occupation du site démontrent la volonté des travailleurs de s’organiser pour défendre leurs emplois et ceux des générations futures. Face à des directions qui font la sourde oreille aux revendications de la classe ouvrière, il est nécessaire de se mobiliser et d’établir un véritable rapport de force capable de montrer aux grands capitalistes que notre classe ne restera pas passive malgré les attaques.

Pour soutenir les grévistes, lien vers la caisse de grève : https://www.leetchi.com/c/soutien-aux-salaries-de-la-fdbex-sbfm?utm_source=facebook&utm_medium=social_sharing&fbclid=IwAR2QTg_lH0QEEo5hM4jY2gRqnk38QTInQOe953LZutQM3-JFqNpgckz_7no




Mots-clés

Fonderie   /    Fonderie de Bretagne   /    Crise économique   /    Grève   /    Licenciement(s)   /    Notre classe