^

Politique

Fonderie de Bretagne : après une semaine de grève, l’usine ne fermera pas !

Rassemblés ce matin devant l’usine Renault, les ouvriers de la Fonderie de Bretagne ont appris la nouvelle : l’usine ne fermera pas. Une première victoire sous pression de la mobilisation des travailleurs mais pas une victoire finale. En effet, non seulement, la pérennité de l’usine reste précaire et soumise à la condition d’une « revue stratégique » mais plus encore, d’autres sites sont toujours menacés comme celui de Choisy-le-Roi, d’ores et déjà sur la sellette, et 4500 suppressions de postes ont été annoncés.

vendredi 29 mai

Ce matin, une centaine de salariés du site aux côtés de quelques soutiens ont accueilli la nouvelle après une semaine de lutte : l’usine ne fermera pas ! Pour rappel, après des annonces très peu rassurantes de la part de Bruno Le Maire qui expliquait vouloir « laisser la possibilité à Renault d’adapter son outil de production », et alors même que le constructeur automobile déclarait préparer des plans de restructuration, dès lundi les ouvriers de la Fonderie de Bretagne avaient bloqué et débuté une occupation.

Après s’être mobilisé aussitôt lorsqu’ils avaient appris que « la guillotine allait tomber », ils ont ainsi obtenu ce matin une victoire :

Mais si le rapport de forces imposé par la grève des ouvriers de la fonderie de Bretagne a joué dans la balance, il est évident que pour le groupe Renault, il s’agit d’un choix tactique cherchant à diviser les différents sites. Ainsi, la direction de Renault compte bien trouver la voie à la fermeture d’autres usines, comme celle de Choisy-Le-Roi et à des réorganisations d’activités dont découlera des suppressions de postes par milliers. En effet, la direction du groupe Renault a annoncé vouloir supprimer 15 000 emplois dans le monde, dont 4 600 emplois en France, soit 8% des effectifs.




Mots-clés

Renault   /    Fonderie de Bretagne   /    Crise économique   /    Automobile   /    Politique