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Notre classe

Pas d’avenir, pas de turbines

Général Electric. Les ouvriers bloquent le départ d’une turbine à gaz

Alors que plus de 1000 licenciements sont prévus par General Electric à Belfort, les ouvriers répondent ce vendredi matin en bloquant la sortie d’une turbine à gaz de l’usine.

vendredi 7 juin

Fin mai, General Electric a annoncé un plan social d’envergure ciblant particulièrement le site de Belfort, un plan qui était pressenti et qui touchera finalement plus de 1000 ouvriers en France.

C’est un nouveau scandale industriel qui vient s’ajouter à la longue listes de ces dernières années, alors que lors du rachat de la branche énergie d’Alstom, General Electric avait promis la création de 1000 emplois, voilà qu’il en supprime le même nombre !.

Après plusieurs journées de mobilisation, les ouvriers du site de Belfort, principaux concernés pas cette réorganisation et craignant la liquidation totale de leur usine, ont ce vendredi matin bloqué la sortie d’une turbine à gaz, une de leur production principale. C’est lors d’une assemblée générale tenu le jeudi 6 juin que l’action a été décidé, ce vendredi matin ce sont donc plus de 300 personnes qui se sont retrouvés devant l’usine pour contester les futurs licenciement, la turbine à gaz ne partira pas en Philippines tant que l’avenir de milliers de familles sont en danger.

A l’approche du lancement du Plan de Sauvegarde de l’Emploi (PSE) le 17 juin prochain, les ouvriers durcissent donc le ton face à la direction de General Electric, mais aussi face au gouvernement. Qui comme à chaque fois lors des fermetures d’usines cherchent à se placer de manière hypocrite au côté des travailleurs, le ministre de l’économie Bruno Lemaire a ainsi déclaré devant l’Assemblée Nationale : « Nous allons demander à GE de réduire son plan social et de clarifier ses intentions  », les demandes sont déjà bien faibles, alors qu’il s’agit ici de sauvegarder des milliers d’emplois. De plus, les intentions du géant américain doivent déjà être limpides pour le gouvernement, avec la place de l’ancien conseiller de Macron, Hugh Bailey à la tête du plan de licenciement, fraîchement nommé en avril dernier juste avant l’annonce de celui-ci.

Pour conserver l’ensemble de l’activité sur le site et interdire les licenciements, les ouvriers font bien de commencer à s’organiser et répondre par le rapport de force, sans compter sur le gouvernement et ses effets d’annonces, dont on ne connaît que trop bien les récents cas des GM&S, des ouvriers de Ford Blanquefort et de tous les autres ouvriers licenciés pour espérer quoi que ce soit d’un gouvernement qui accompagne ce massacre social.

Crédit photo : Isabelle PETITLAURENT




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