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Politique

Interdisons les licenciements !

General Electrics supprime 90 emplois en plein confinement

Le plan de sauvegarde de l’emploi démarré en juin dernier par General Electrics va encore coûter 90 emplois aux travailleurs.

samedi 25 avril

Après le rachat de la branche énergie d’Alstom en 2005, G.E se devait de créer 1000 emplois. Il fut décidé la mise en place d’un service partagé où se mêlent finance, comptabilité, ressources humaines.., un ensemble de secteurs réuni sous le nom d’Alstom Management. Le “plan de sauvegarde de l’emploi”, cet énième usage outrancier de la langue de bois, a commencé en juin 2019 et est ensuite validé par l’Etat le 5 décembre dernier, ce qui permet donc aux licenciements sans fin de continuer en plein confinement. C’est cette fois près de 90 salariés qui sont concernés ; 70 salariés à Belfort et 20 à Boulogne Billancourt. Les prochaines lettres de licenciement seront reçues par les concernés dès le 4 mai.

La CFE CGC demande une trêve pendant la crise.

Le syndicat a fait une demande à la direction de General Electrics, pour repousser la phase de licenciement. Mais même cette simple demande leur a été refusée : « la direction nous rétorque que la crise du coronavirus est une crise pour General Electric. Le chiffre d’affaire du business aviation, qui est en quelque sorte la vache à lait de GE, est en chute libre. Toutes les flottes sont au sol, GE serait donc en difficulté, et ne pourrait pas se permettre de repousser le plan social ». La source syndicale poursuit ensuite : « cette période est le pire moment pour être licencié, et surtout pour trouver un travail. Nous le voyons même au sein de l’entreprise. Pendant la phase de reclassement interne proposé par la direction, beaucoup de postes ont disparu. Cela va être difficile de retrouver le chemin du travail par la suite ».

Les capitalistes veulent nous faire payer leurs crises : Pas question !

Les difficultés des capitalistes à gérer une perte de profits liée à des crises économiques et sanitaires qu’ils ont eux-mêmes engendrées ne doivent pas reposer sur notre classe. Au vu des événements de ces dernières semaines, des choix politiques désastreux du gouvernement bourgeois en matière de gestion de la crise, nous nous devons d’avancer encore et encore ces mêmes mots d’ordre pour ouvrir d’autres perspectives : l’interdiction des licenciements, la transparence totale des comptes des entreprises (GE serait en difficulté ? Qu’il le prouve !), la réquisition des entreprises sans rachats et mise sous contrôle ouvrier de la production avec une réorientation de celle-ci vers des secteurs essentiels, et organisation des ouvriers et des soignants en comités pour une gestion des risques sanitaires au travail.

Crédit-photo : Patrick HERTZOG/AFP




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