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Génération climat, génération Adama : la jeunesse contre les violences policières

Étudiants, lycéens et jeunes travailleurs ont manifesté dans le cortège du NPA Jeunes lors de la 4ème marche pour Adama à Persan-Beaumont, appelée par le comité Adama et le collectif écologiste Alternatiba. Ils refusent ensemble de se laisser asphyxier dans un monde d'après capitaliste.

samedi 18 juillet

Alors que la jeunesse se révolte à l’internationale contre les violences policières et le racisme systémique, s’est tenu ce 18 juillet la manifestation annuelle pour la justice et la vérité pour Adama Traoré. Cet appel a été rejoint par nombre de gilets jaunes, de figures antiracistes mais surtout par le mouvement écologiste et notamment Alternatiba, collectif qui a participé aux manifestations pour le climat. Alors que Macron et son nouveau gouvernement nous préparent un monde d’après fait de précarités et de violences, la question de l’avenir a été au centre de cette mobilisation et notamment au travers du rapprochement entre les mouvements antiracistes et écologiste autour du slogan « on ne peut plus respirer ». La « génération Adama », et la « génération climat » ont donc manifesté ensemble pour « renverser la machine de guerre » comme l’a affirmé Assa Traoré dans la conférence de presse. C’est autour de morts d’ordres anticapitalistes que s’est élaboré la jonction entre les deux préoccupations écologiste et antiraciste.

Un cortège structuré du NPA Jeunes était présent dans la manifestation et a agi comme un pôle d’attraction pour des étudiants, lycéens et jeunes travailleurs, derrière des banderoles « Génération Adama, Génération climat, Génération Révolution » et « de Paris à Minneapolis, à bas la police et le racisme d’état », autour des slogans "Zyed, Bouna, Théo et Adama, on n’oublie pas, on pardonne pas ! ", "il y en a assez de cette société qui sème le racisme et la précarité", et "Justice pour Adama".

Entre ceux qui ont dû continuer à travailler pour des salaires de misères et ceux dont le travail s’est arrêté du jour au lendemain, ce sont les jeunes qui ont été parmi ceux à payer le plus cher la crise sanitaire. « c’est tout un monde dont les jeunes ne veulent plus » explique Léo.

Cette même jeunesse qui s’est mobilisée cette année dans les mouvements féministes, écologistes et contre la précarité ont été les premiers, à l’inspiration des jeunes à l’internationale et aux Etats-Unis notamment, à sortir crier leur colère face aux crimes policiers impuni suite au meurtre de Georges Floyd et à l’appel du comité Adama ce 2 juin.

« Ce qu’il se passe aux États-Unis avec les jeunes qui organisent des manifestations #BlackLivesMatter nous inspire énormément, c’est ce qui nous a poussés à organiser un rassemblement contre les violences racistes à Nîmes » raconte Lilia, lycéenne de Nîmes.




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