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Gilets Jaunes : un an de prison ferme pour avoir pointé un laser sur un hélicoptère

Gérald, Gilet Jaune qui manifestait pour la première fois, a pointé un laser sur un hélicoptère, en vol stationnaire au-dessus de Toulouse durant l'acte 10. Il est accusé d'avoir « failli provoquer le crash de l'appareil. »

mardi 22 janvier

Crédit photo : Franck Dubray / Ouest-France

Pour sa défense, Gérald, agent commercial pour une société de courtage écologique, explique qu’il a agi en réponse aux violences policières : « J’avais vu sur les réseaux sociaux que les policiers tiraient gratuitement sur les manifestants avec leurs flash-balls. Je visais l’homme derrière l’arme ».

Mais que l’hélicoptère, finalement, n’ait eu aucun problème, n’a pas été suffisant pour le procureur de la République et les avocats des forces de l’ordre. « Si l’hélicoptère se crashe, c’est pire qu’AZF. On est dans une situation de guerre », dit le procureur, quand les avocats des forces de l’ordre renchérissent : . « On est passé à quelques mètres du drame. Ils perdaient de l’altitude. Ils ont dû remettre à quatre fois les gaz. » Le pilote lui-même relate la scène : « Ça fait l’effet d’un coup de poing, ça se réverbère dans la cabine.... Le laser est très puissant. Pour pouvoir continuer, je devais me couvrir les yeux avec mon avant-bras. Il y a failli y avoir un crash. L’hélicoptère perdait de l’altitude. »

Si, apparemment, pointer au laser un hélicoptère est suffisant pour le déstabiliser, une autre chose est certaine : un Gilet Jaune armé d’un laser semble désormais plus dangereux et condamnable qu’un CRS surarmé qui vise la tête au flashball.




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