^

Notre classe

Le bras de fer continue

Gironde. Les travailleurs de Sanofi Ambarès poursuivent la mobilisation pour l’augmentation des salaires

Une nouvelle journée de mobilisation s’est tenue dans le cadre des NAO, faisant suite à celles du 25 novembre et du 8 décembre dernier. Les travailleurs de Sanofi restent déterminés à se battre pour l'augmentation des salaires tandis que la direction bouge très peu sur ses positions.

lundi 13 décembre 2021

Crédits photo : CGT Sanofi d’Ambarès

Plusieurs dizaines de personnes -entre travailleurs et soutiens- se sont mobilisées ce lundi, lors d’une nouvelle journée d’action à l’usine de Sanofi Ambarès, dans le cadre de la mobilisation nationale que connait le géant pharmaceutique français. Les employés ont décidé en assemblée générale de poursuivre le mouvement jusqu’au 31 décembre.

Les salariés n’en démordent pas : le groupe Sanofi a fait lors de l’année 2020 des bénéfices records à hauteur de 12,3 milliards, dont une enveloppe de 4 milliards de dividendes à destination des actionnaires. En revanche, les travailleurs n’ont eu que des miettes et les plans de suppression d’emploi se poursuivent au sein du groupe, imposant aux ouvriers des conditions de travail de plus en plus dégradées.

Proposant à l’origine une augmentation de 0,8%, la direction met à présent sur la table, suite aux premiers jours de mobilisations, une revalorisation des salaires de 1%, ainsi qu’une enveloppe pour des augmentations individuelles.

Une mesure loin de satisfaire les demandes des travailleurs. La CGT Sanofi revendique au contraire l’augmentation généralisée de 5% des salaires, des primes et l’embauche de l’ensemble des emplois précaires en CDI. Mais aussi la réduction du temps de travail à 32h par semaine, et à 28h pour les salariés qui travaillent en rotation.

Rappelons aussi que les travailleurs de Sanofi portent une revendication importante en pleine recrudescence de la crise sanitaire et face à la cinquième vague : à savoir la levée des brevets sur le vaccin et un libre accès à ce dernier à échelle mondiale, afin d’éviter l’émergence de nouveaux variants.

La mobilisation continue, et pour qu’elle aboutisse il est nécessaire de tisser des liens avec les autres secteurs du monde du travail qui se mobilisent contre la dégradation de leurs conditions de travail et les bas salaires. La coordination de ses luttes est essentielle pour renverser la vapeur et enfin faire fléchir le patronat.




Mots-clés

Gironde   /    Sanofi   /    Grève   /    NAO   /    Notre classe