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Gironde. Les « travailleurs invisibles » de la protection de l’enfance mobilisés ce vendredi

Ce vendredi se tenait les assises nationales de la protection de l’enfance à Nantes. A Eysines en Gironde, des militants de la CGT se sont regroupés afin de faire valoir leurs revendications pour l’ensemble des agents du secteur.

samedi 18 juin

Le matin du 17 juin, la CGT santé et action sociale a tenu un piquet de grève devant le Centre Départemental de l’Enfance et de la Famille (CDEF) de Gironde. C’est malgré les fortes chaleurs qui ont obligés un report du rassemblement, que plusieurs militants étaient tout de même présents pour revendiquer des améliorations générales dans ce secteur du médico-social.

Les travailleurs n’attendent pas grand-chose de ces assises, et la journée de mobilisation nationales le même jour montre la voie. Les revendications du secteur sont clair face aux dégradations des conditions de travail et aux moyens insuffisant. Alors que certains négocient quelques primes à travers l’application du Ségur pour toutes et tous, c’est un message différent qui était porté par les représentants syndicaux à côté de Bordeaux ce vendredi.

Effectivement, les mesures de Ségur prévoient une prime de 183€ net pour les deux tiers des agents du privés excluant, de fait, les un tiers des agents qui correspondent aux emplois les plus précaires (dans la logistique, l’administratif ou le technique). Mesure donc qui rend saillant le mépris de classe ambiant des politiques néo-libérales menées pour répondre à la crise dans la santé et le médico-sociale.

C’est bien la question des salaires qui est posée, en demandant une augmentation immédiate de 300€ et à terme de 400€. Mais on discute aussi de l’enjeu d’uniformiser les conventions collectives. En effet, il faudrait pour les travailleurs, rassembler les meilleurs éléments des différentes conventions mises en place depuis des décennies et n’en faire qu’une seule viable pour toutes et tous sans discrimination selon les postes.

À l’aune du second mandat de Macron, nous devons nous attendre à de plus en plus de casse sociale, ainsi qu’une démagogie toujours plus forte pour éviter les explosions sociales. L’organisation collective et des plans de bataille offensif doivent être au cœur de nos préoccupations pour ne plus laisser le champ libre à de telles politiques néo-libérales. Dans le médico-sociale, les mobilisations sont de plus en plus importantes depuis ce début d’année, des démonstrations importantes pour ce secteur qui subit la casse sociale en première ligne, souvent dans l’ombre. Si les travailleurs de la protection de l’enfance annoncent que d’autres dates sont à venir, c’est bien une coordination des luttes et des revendications qu’il faudra discuter pour arracher quoi que ce soit.



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