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Politique

Des cadeaux pour la police

Cadeau répressif pour 2022 : la gratuité du train pour les policiers armés en vigueur le 1er janvier !

Le décret qui consacre la gratuité du train pour les policiers vient d’être publié au Journal Officiel. Ce décret fait écho à la promesse émise par Gérald Darmanin le 29 mars dernier. Les policiers pourront voyager gratuitement à partir du 1er janvier 2022, sur les lignes de la SNCF à l’heure de la casse des services publics.

mercredi 29 décembre 2021

Crédits photo : LUDOVIC MARIN / AFP

La police : enfant gâtée de la bourgeoisie

L’enfant chéri de l’Etat, la police, est bien gâtée ces derniers mois et ces dernières années. Tant décriée pour les cheminots, la gratuité des transports SNCF est actée pour les policiers. Gratuité des allers et retours lieu de résidence-lieu de travail à condition d’être armé et d’avoir prévenu le chef de bord. Mieux encore ? Les policiers ne paieront que 25% des trajets personnels. Qu’ils se rassurent, ces 25% seront compensés par des bons d’achat SNCF qui pourront être utilisés par la famille. Enfin, en 2023, la gratuité sera totale.

Cette mesure clientéliste fait suite à une longue litanie de cadeaux voire d’offrandes de l’Etat et du gouvernement à sa police. En effet, la police n’est pas touchée par la contre-réforme des retraites, leur âge de départ reste de 52 à 57 ans. Ceux –ci ne sont pas contraints à la vaccination à la différence des soignants. Aux avantages « sociaux » s’ajoutent les lois répressives telles que la Loi Sécurité Globale en lien avec les revendications des syndicats policiers les plus droitiers et racistes, la couverture politique et judiciaires de toutes les violences policières passées et présentes. En clair, les corps répressifs de l’Etat sont plus que choyés depuis le début du quinquennat jusqu’à voir leur budget augmenté probablement de 325 Millions d’euros.

Misère et répression

Pendant ce temps-là, chez les travailleurs, les files aux « soupes populaires » s’allongent, résultat de la guerre de classes menée par Macron et son gouvernement. Saccage de l’Hôpital, des services publics, de l’Education Nationale. Contre-réforme des retraites, réforme de l’assurance chômage, gestion catastrophique de la pandémie (5700 fermetures de lits d’hôpitaux pendant la crise sanitaire) etc. Durant les luttes de ces dernières années, la police a rempli son rôle de rempart en défense des intérêts du patronat, de la bourgeoisie. Elle a réprimé tous ceux qui osaient relever la tête, des gilets jaunes aux manifestations et grèves de travailleurs. Répression féroce des migrants, expulsions en augmentation. Les luttes à venir se feront certainement plus nombreuses, plus radicales et c’est bien la crainte de ce gouvernement qui achète des munitions en masse quand il ferme des lits d’hôpitaux.

La police comme outil d’application des politiques d’austérité

Voilà ce que récompense cette dernière mesure, la répression pour faire passer en force les lois et mesures contre les travailleurs ! On pourrait résumer la situation de la manière suivante ; des cadeaux aux flics et aux patrons, aux travailleurs des coups de bâtons.

A partir de 2022, nous prendrons le train à nos risques et périls. Dans notre wagon, un homme ou femme armé.e, ;peut être la même personne qui lacère en semaine les tentes des migrants, ou qui tabasse en manifestation ou tue dans les quartiers populaires ; sera présente à écouter les conversations, verra qui lit quoi, qui dit quoi. Qui peut parier sur le comportement de celle-ci ? Qui a envie de prendre ce risque ? Car ne l’oublions pas, la police tue !

Il faut en finir avec ces politiques sécuritaires et d’austérité. Il faut des soignants et de l’argent pour l’hôpital, des profs dans les écoles. De l’argent pour les services publics, pas un euro pour la police !




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