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Greenwashing. Le PDG d’un géant pétrolier nommé président de la COP 28

En novembre 2023, la COP 28 se tiendra à Dubaï. A sa présidence, vient d'être nommé Sultan Ahmed al-Jaber ministre de l’Industrie et PDG de la 1ère compagnie pétrolière des Émirats arabes unis, Adnoc. Une nouvelle démonstration du rôle des COP, qui ne prennent même plus la peine de dissimuler les intérêts qu’elles défendent.

Milie Venne

13 janvier 2023

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Du 30 novembre au 12 décembre 2023 se tiendra la 28ème Conférence des Parties pour le climat à Dubaï, annoncée comme le lieu d’un premier bilan mondial de l’évolution et la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Bilan qui s’annonce peu reluisant.

Ce jeudi 12 janvier, Sultan Ahmed al-Jaber a été nommé Président du sommet. Ce magnat du pétrole est un habitué des COP, en plus d’être PDG d’Adnoc et de Masdar, une entreprise spécialisée dans les énergies renouvelables, il est également ministre de l’Industrie et envoyé spécial de son pays pour le changement climatique, il était donc déjà à la tête des délégations émiraties lors des précédentes COP.

C’est une énième représentation de ce que sont les COP : des « festivals du greenwashing ». Avec un symbole fort cette année, mettre à la tête d’une COP un PDG d’une entreprise pétrolière en pleine crise énergétique et alors que ces entrepris enregistrent des profits records sur le pillage de la planète et la destruction du climat. D’ailleurs, ce dernier s’est réjoui de futurs profits réalisables par le greenwashing : « L’action climatique est une immense opportunité économique d’investissement dans la croissance durable. Le financement est la clé », a-t-il déclaré.

Cette nomination n’est pas s’en rappeler la dernière COP, totalement discréditée. Notamment du fait de ses sponsors : Coca-Cola, Microsoft, Google, Siemens, IBM ou encore la compagnie aérienne Egyptair. Parmi eux, donc, le plus gros pollueur plastique au monde, Coca-Cola et l’un des plus grands partenaires technologiques de l’industrie pétrolière et gazière, Microsoft. Signe que peu importe le pays organisateur, les COP sont des hauts lieux de défense des intérêts du patronat, quelques 600 lobbyistes du pétrole de toutes nationalités avaient arpenté les couloirs du sommet en 2022. Organisée dans le régime d’Al-Sissi, qui réprime férocement les militants écologistes, et toute opposition, cette COP avait décidément du mal à préserver ne serait-ce que les apparences.

Nous n’avons rien à espérer des COP, qui nous ont montré qu’elles ne sont que des cadres nuisibles dans la lutte contre la catastrophe écologique. Les résolutions prises, ne servent qu’à faire payer la crise aux classes populaires et maintenir les intérêts des principales puissances impérialistes.

Ainsi, pour lutter pour la préservation de notre planète, nous ne pourrons jamais nous reposer sur les États. Nous devons lutter de manière indépendante et sans illusions dans les gouvernements, aux côtés des travailleurs, capables de bloquer et transformer la production. Cela peut commencer dès maintenant, avec la lutte contre la réforme des retraites.


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