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Grève à la Monnaie : soutien à Céline, menacée de licenciement

Alors que des plans de licenciements massifs sont engagés dans de nombreux secteurs, la section CGT de la Monnaie de Paris sur le site de Pessac a appelé à la grève ce jeudi pour défendre Céline, menacée de licenciement pour « inaptitude » au travail.

jeudi 16 juillet

Céline Lubet travaille à la Monnaie de Paris sur le site de Pessac depuis 2013, mais suite à une hernie cervicale elle a été arrêtée en 2018. Malgré la déclaration d’inaptitude prononcée par la Médecine de travail, Céline a cherché à reprendre son poste. Si sa situation ne lui permet pas d’accomplir les mêmes tâches qu’avant son hernie, le poste est pourtant aménageable. Cependant dans le contexte actuel de crise économique tout motif est bon pour licencier, l’inaptitude qu’évoque la direction pour le licenciement de Céline n’est qu’un écran de fumée qui vise à masquer la véritable stratégie d’austérité du patronat contre les travailleurs.

«  On cherche à me licencier  » affirme Céline, comme on l’a vu au tribunal de Grande Instance où elle a été convoquée ce jeudi matin aux Prudhommes, accompagnée par toute une délégation de monnayeurs et de soutiens dans la salle. Mais elle raconte que le problème, c’est justement qu’elle n’est pas un cas isolé : quatre autres collègues sont dans la même situation médicale, mais surtout un plan stratégique est prévu par la direction de la monnaie qui prévoit de supprimer 70 postes sur 455 travailleurs des deux sites (respectivement 55 % de l’effectif sur Paris et 45 % sur Pessac). Ce plan stratégique prévoit de tirer vers le bas l’ensemble des conditions de travail, en augmentant considérablement les contrats précaires et notamment en intérim.

« Après un avis d’inaptitude, ils ont un mois pour me reclasser, aménager le poste ou licencier, mais ils n’ont pas le droit de me licencier avant un mois  » nous précise Céline. Or, après l’avis d’inaptitude déposé le 2 juin, la direction a convoqué un CSE exceptionnel pour la licencier.

À Bordeaux la CGT Monnaie a appelé à faire grève le 16 juillet, le jour où Céline a été convoquée aux Prudhommes. Ils étaient une soixantaine de monnayeurs en grève pour la soutenir, et l’accompagner au Tribunal.

Sur le site de la monnaie à Paris, un préavis de grève a été déposé par la section CGT à partir du 21 juillet, contre le nouveau plan de suppressions de postes.

Pour le moment Céline est toujours en attente du jugement. A la sortie du Tribunal un monnayeur déclare « On ne lâchera pas Céline, et si demain d’autres collègues doivent être licenciés, on se mobilisera pour les défendre ».




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