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Mobilisation de soignants

Grève au CHU de Toulouse : les soignants exigent des embauches

Alors que le préavis de grève a été déposé le 3 octobre, ce lundi a été marqué par une journée de mobilisation si massive de des interventions ont du être déprogrammées : malgré tout, la direction refuse d'entendre raison.

lundi 12 octobre

Crédits photo : CGT CHU Toulouse

Nous relyons ici le communiqué des soignants en grève du CHU de Toulouse :

Toulouse passe en Alerte maximale pandémie, grève massive des agent.e.s du pôle anesthésie Réanimation pour des embauches.

Un préavis de grève a été déposé le 3 octobre 2020 et la direction du CHU de Toulouse refuse d’ouvrir des négociations pour embaucher, une grève s’est déclenchée.

Les aides-soignant.e.s, infirimier.e.s et infirmières.es anesthésistes des blocs opératoires, salles de réveil ont décidé, en Assemblée Générale le 1 Octobre 2020, d’un mouvement gréviste reconductible . Dans le cadre de la crise COVID, elles ont dès le 16 mars et sans interruption jusqu’au 1 juin, renforcé les services de réanimation.
Depuis plusieurs mois le service de réanimation est en grande souffrance par manque d’effectif. La crise COVID n’a fait qu’aggraver le phénomène.
La direction dans sa politique d’auto-remplacement, heures sup, versus pas d’embauche, a contribué à l’épuisement professionnel.
Devant l’obstination de cette politique Ressources Humaines, les IADES et les équipes salles de réveil refusent de renforcer les réanimations tant que les effectifs manquants ne seront pas recrutés car ceci se fait au dépend des patient.e.s autres que COVID.
Lors de la première vague l’esprit de solidarité que la direction renvoyait sans cesse a fonctionné, mais force est de constater aujourd’hui que si les agents hospitaliers ont fourni de nombreux efforts, la direction quant à elle poursuit son mépris en refusant de se donner les moyens d’embaucher et en continuant à mépriser son personnel : les 500 embauches annoncées n’ont servi en réalité qu’à remplacer les départs. De plus les nouvelles propositions d’embauche des infirmières sont faites sur des salaires inférieurs aux grilles actuelles déjà bien faibles (-191 euros brut)
Si l’argument de l’impréparation pouvait être en partie entendu lors de la première vague il est aujourd’hui inadmissible de constater que rien n’a été fait.
Ce jour, lundi 12 octobre, et alors que le nombre de grévistes est très important, qu’en conséquence de nombreuses interventions ont été déprogrammées, le directeur des ressources humaines refuse d’entamer les négociations avec les grévistes. Il porte ainsi la responsabilité de la situation qui va se détériorer au cours de la journée et durant les prochains jours.
Alors que Toulouse vient de passer en zone écarlate, cette attitude est totalement irresponsable.
Nous demandons l’ouverture immédiate de négociations et l’embauche immédiate de personnel en réanimation à des conditions attractives afin que cette situation cesse. La population toulousaine n’a pas à subir les conséquences des politiques austéritaires imposées à l’hôpital 




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