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Politique

Étranglement, matraques et garde-à-vue

Grève chez les éboueurs : deux soutiens poursuivis pour avoir bloqué le garage d’Aubervilliers

Ce matin à Aubervilliers, devant le garage de camions poubelles se tenait un piquet. Des soutiens participaient au barrage filtrant. Suite à une violente intervention policière, un gréviste et une chercheuse CNRS ont été placé en garde à vue, la rassemblement devant le commissariat où ils étaient détenus à réuni plus de cent personnes. Ils ont été libérés en fin de journée mais sont convoqués le 11.

samedi 8 février

Le secteur de la propreté urbaine est en grève depuis le 5 décembre, et depuis plusieurs semaines des piquets de grève se tiennent, rassemblant grévistes et soutiens. Ce 7 février au matin devant la garage de camions-poubelles d’Aubervilliers un barrage filtrant était en cours quand une violente intervention policière a mis fin au tractage vers 6h. « Ce matin sur Aubervilliers un de nos camarades a été poursuivi à l’intérieur du garage par les forces de l’ordre, gazé, tabassé et embarqué  » témoigne ainsi Christophe agent de maîtrise sur le site. Lassana, conducteur et délégué syndical s’est fait étrangler et traîner violemment à terre avant d’être mis en garde à vue.

Adèle, chercheuse CNRS en sociologie, présente en soutien et mobilisée contre la réforme des retraites est menottée et placée en garde à vue après une altercation avec les policiers. La répression de ce matin n’est pas sans faire écho à celle à laquelle ont du faire face les grévistes de la RATP pendant plus de 50 jours, ou déjà des interventions policières violentes contre les grévistes et leurs soutiens s’étaient soldées par des gardes à vue.

« Libérez nos camarades »

Suite aux violentes interpellations, les chauffeurs ont refusé de sortir et ceux qui étaient déjà sortis sont rentrés pour montrer leur solidarité et dénoncer la répression. Un rassemblement a été appelé à 10h devant le commissariat d’Aubervilliers qui a réuni plus d’une centaine de personnes, grévistes du site, soutiens, chercheurs, profs du supérieur comme du secondaire, avec une mobilisation importante conséquente de l’inter-pro d’Aubervilliers, des étudiants et grévistes de la RATP. Tous exigeaient la libération en slogan « Libérez nos camarades » mais la réforme des retraites étaient également sur toutes les lèvres avec le fameux « On est là » ou encore « Et tout le monde veut la retraite des flics ».

A 18h un second rassemblement a eu lieu, et les soutiens présents ont vu sortir Adèle et Lassana.

Si la garde à vue est terminée, ils sont tous les deux convoqués mardi 11 février à 14h30 au commissariat. Un rassemblement est appelé, soyons nombreux et nombreuses ce jour là pour les soutenir, et dénoncer la répression policière et judiciaire dont ils sont victimes.




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