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Rapport de force

Grève dans la métallurgie : face aux attaques du patronat, tous dans la rue le 25 novembre !

Le 25 novembre la fédération GGT métallurgie appelle l'ensemble du secteur à une journée de grève et de manifestation, pour s’opposer à la casse de leur convention collective et à toutes les attaques dans le secteur. Dans l’industrie métallurgique, 57 500 emplois ont été perdus en 20 ans, surtout dans l’aéronautique et l’automobile.

mardi 23 novembre

Pour défendre la convention collective et se battre contre toutes les attaques contre l’emploi : manifestons le 25 novembre

La métallurgie concerne 1 500 000 travailleurs, tous soumis à la même convention collective, une des plus favorable grâce à la lutte de ce secteur. Aujourd’hui, l’UIMM, Union des industries et des métiers de la métallurgie, la fédération patronale du secteur, veut attaquer cette convention et la vider de tout son contenu car elle la juge trop avantageuse pour les salariés. Les attaques sont très nombreuses : suppression de la prime d’ancienneté, remise en cause des congés d’anciennetés, limitation des congés payés lors des arrêts maladie. La nouvelle convention pourrait aussi instaurer un jour de carence pour les arrêts, mettre fin à la prime de nuit, ou à la majoration sur le travail les jours fériés ou le dimanche, ou encore aux indemnités de transport et de déplacement. En clair, sans un plan de bataille pour affronter la volonté du patronat de remettre en cause l’ensemble des acquis sociaux du secteurs, ce sera un massacre.

Pourtant les grandes entreprises du secteur se portent très bien. Que ce soit Stellantis, PSA Renault ou encore Airbus, ils ont fait des chiffres d’affaire colossaux. En effet, les entreprises du CAC40 sont bien tranquille, alors que plus de 1400 milliards seront versés aux actionnaires malgré la crise du Covid, un record pour le patronat. D’autant plus que le gouvernement Macron, à la solde du patronat, a multiplié les aides aux entreprises, avec par exemple 15 milliards pour l’aéronautique ou encore 8 milliards pour le secteur automobile. Mais ce sont aussi les PEG (prêts garantis par l’Etat) qui ont permis aux entreprises de se renflouer encore plus.

Une journée de grève c’est bien mais pas suffisant pour faire reculer la patronat. Il nous faut un vrai plan de bataille pour gagner !

Certes cette journée de mobilisation et de grève du 25 novembre est importante, mais il ne faut pas se cacher qu’il faudra beaucoup plus que ça pour gagner. Les négociations collectives ne mènent nulle part, car l’UIMM ne cèdera pas et la grève de pression ne suffira pas. La stratégie de dialogue social de la CGT Métaux ne peut pas mener à la victoire. La journée du 25 novembre dit permettre aux salarier de se rencontrer pour tisser des liens et pouvoir construire un plan de bataille pour frapper ensemble, organiser une coordination à la base car ce n’est pas aux directions syndicales de décider à notre place. Il faut que les travailleurs à la base s’organisent. Alors que dans le secteur métallurgique, on parle aussi de la fermeture de certaines usines, comme PSA Douvin, il faut s’allier contre la casse de l’emploi, alors qu’il y a largement de quoi les maintenir, revendiquons l’interdiction des licenciements. Des milliers d’intérimaires sont embauchés pour pallier au manque de personnel et faire des économies en précarisant les travailleurs. Il faut revendiquer un CDI pour toutes et tous. C’est la classe ouvrière qui fait tourner la société, sans nous rien tourne.




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