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Casse des services publics

Grève des pompiers : en défense du service public et pour tous les usagers

Après plus de deux semaines de grève, les Sapeurs-pompiers se rassemblent sur tout le territoire pour manifester leur colère : se battre pour la défense d’un service public de qualité !

vendredi 12 juillet

Cela fait déjà plusieurs années que les Sapeurs-pompiers voient leurs conditions de travail se détériorer. L’appel à la grève a été lancé par l’intersyndicale, elle rassemble cependant bien plus largement car cela devient insoutenable : « on ne peut plus exercer notre métier » nous affirme un gréviste.

En Gironde par exemple, département le plus grand du territoire, les Sapeurs-pompiers ont dû gérer une hausse de 30 000 interventions en quatre ans alors que les effectifs stagnent. De fait les cadences sont infernales et les tâches dont les Pompiers sont responsables ne peuvent être effectuées. Déjà surmenés, ils sont chargés d’assurer des missions qui ne sont pas les leurs : combler les carences du SAMU, s’occuper des cas d’ivresse sur la voie publique…

La précarité des conditions de travail sont réelles et le danger aussi. En effet 13 Sapeurs-pompiers sont décédés en service en 2018, ils ne sont pourtant toujours pas reconnus comme exerçant un métier à risques, la reconnaissance est seulement à titre posthume ! Encore mercredi matin, un sapeur-pompier de Bordeaux a fait une tentative de suicide sur son lieu de travail. Burn-outs, tentatives de suicides, arrêts maladie...

Aujourd’hui les pompiers sont fatigués et les urgences saturées : en ce sens les grévistes de l’Hôpital Saint-André sont venus les soutenir ce vendredi. Car c’est une politique générale de destruction du service public qui nous a menés à une telle situation.

Un service public décent pour les travailleurs et les usagers

Dans la situation actuelle, tous les services publics sont défaillants car les gouvernements successifs ne cessent d’effectuer des coupes budgétaires fatales pour l’ensemble des usagers, ainsi que pour les travailleurs dans ces différents secteurs, comme dans la santé ou l’éducation, où le manque de moyens et de personnel est criant. Une gréviste des urgences de Saint André nous disait à ce propos “on apprend à ne pas voir les gens qui attendent dans les couloirs, tant on a de monde et aussi peu de personnel que nous sommes pour soigner tout le monde.

Des grands-mères sont dans des couloirs parce qu’il n’y a pas de place dans les chambres”. Au contraire le service public doit pouvoir assurer des conditions de travail décentes pour les pompiers autant que pour les urgentistes. Cela implique que l’Etat investisse véritablement dans ces institutions afin que chaque corps de métier ait un rôle défini et qu’il puisse l’assumer. Ainsi chaque service n’aurait pas à assumer ce que d’autres devraient faire. Se battre pour un service public décent et efficace c’est se battre pour la condition des travailleurs et travailleuses mais aussi pour la garantie des interventions et des soins pour tous les usagers. Cela concerne l’ensemble de la population puisque nous vivons directement les conséquences de ces politiques néolibérales qui nous écrasent.




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