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"Arc-en-ciel esclavagiste, la fac complice !"

Grève du nettoyage à Tolbiac : Paris 1 et Arc en ciel alliés pour casser la mobilisation

Face à la mobilisation des travailleurs d’Arc-en-ciel pour leurs conditions de travail et contre le licenciement de leur cheffe d’équipe, la société Arc en Ciel et l’université Paris 1 ont mené des attaques pour tenter de réprimer le mouvement et casser la grève.

Augustin Tagèl

8 novembre 2022

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Ce lundi 7 novembre, les travailleurs.euses du nettoyage de Tolbiac entamaient un mouvement de grève notamment pour la réintégration de leur collègue licenciée, l’amélioration des conditions de travail, l’augmentation des salaires et de nouvelles embauches pour diminuer la charge de travail. Face à la mobilisation de 100% des travailleurs du site, les réponses répressives combinées de la société Arc-en-ciel et de la direction du centre Tolbiac contre les grévistes ne se sont pas faites attendre.

La société d’Arc-en-ciel a multiplié les tentatives d’intimidation pour tenter de mettre la pression aux grévistes pour casser la grève. Première étape, promettre. Promettre des contrats aux travailleurs qui n’en ont pas, promettre des CDI aux salariés en CDD, promettre le versement des salaires à l’heure... Une technique éculée pour tenter de diviser les grévistes et de briser la mobilisation. « Des années que nous faisons remonter les problèmes, des années qu’ils refusent des contrats, et maintenant que nous sommes en grève, ils veulent nous faire croire à leurs promesses ? C’est pour nous manipuler ! C’est hors de question ! », tacle Benali, gréviste et syndicaliste à la CNT-SO.

Deuxième étape, faire venir d’autres travailleurs sur le site. Une travailleuse rencontrée dans le local de repos des salariés, puis en tenue de travail dans les couloirs de la fac, a reconnu avoir été envoyée par Arc-en-ciel et ne pas disposer de contrat de travail. Si une telle information était avérée, il s’agirait là d’une grave atteinte au droit de grève.

Dernière étape, mettre des coups de pression aux salariés. « Des cadres d’Arc-en-ciel sont venus me menacer, me dire que si je faisais grève ça allait me coûter cher, que j’allais voir ce qui allait m’arriver après », nous confie l’une des grévistes. « Ils sont venus jusque sur le piquet pour essayer d’emmener une gréviste travailler en la tirant par le bras ! », ajoute Benali. Ces méthodes sont d’ailleurs partagées par la direction, qui n’a pas hésiter à réprimander des personnels, selon leur témoignage, pour avoir apporté leur soutien aux grévistes.

De son côté l’université Paris 1 n’est pas en reste, et prouve une fois de plus sa complicité dans l’exploitation et maintenant la répression des travailleurs.euses en grève.

À 7h30, dès les premiers instants du piquet des grévistes de Tolbiac, la direction du centre est passée à l’offensive. Alors que les travailleurs.euses en grève installent leurs affiches, leurs drapeaux et leur table pour accueillir le petit déjeuner solidaire organisé par Le Poing Levé, le responsable de la sécurité du site tente de les en empêcher. En exigeant qu’ils ne tiennent leur piquet que dehors, c’est le droit de grève même qui est attaqué, puisque les grévistes peuvent légalement exercer leur droit dans leur lieu de travail, c’est-à-dire la fac.

Dans le même temps, l’administration de Paris 1, par la personne du directeur du centre Tolbiac, tente de culpabiliser les grévistes sur les conséquences de leur grève, osant exiger d’eux qu’ils effectuent un service minimum. Un comble pour une université qui a sciemment ignoré la détresse des travailleurs.euses, lorsque qu’ils et elles venaient demander des locaux décents pour se changer et se reposer, signaler leur surcharge de travail ou alerter sur le harcèlement qu’ils et elles subissaient. La demande de service minimum est immédiatement rejetée par les grévistes.

Malgré les multiples attaques contre eux, les grévistes affichent sur leur piquet une forte solidarité, et restent déterminés à obtenir l’ensemble de leurs revendications. Le soir, leur assemblée vote la reconduction de la grève pour le lendemain.

Pour les soutenir dans leur lutte, donnez à la caisse de grève en ligne !


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