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Grève massive des transports à Metz : "face aux attaques du patronat, il faut une réponse nationale !"

Le 15 novembre les travailleurs et travailleuses du transport de Metz ont décidé une nouvelle fois de durcir le mouvement de grève qui dure depuis deux mois. Une journée très suivie par les machinistes qui réclament des augmentations de salaire et une amélioration de leurs conditions de travail.

mardi 16 novembre

Les dépôts de Keolis 3 frontières et les T.A.M.M. (Transports de l’Agglomération de Metz Métropole) se sont une nouvelle fois coordonnés pour frapper ensemble.
Plus de 50% de grévistes chez les T.A.M.M. et 75% chez Keolis. C’est tout le réseau bus de Metz qui se trouve perturbé. Sur les deux piquets de grève les discussions sont les mêmes, ces travailleurs et travailleuses de la deuxième ligne sont toujours laissés pour compte, entre gel des salaires si bas que les transporteurs n’arrivent plus à recruter, non obtention de prime pouvoir d’achat, et manque d’effectifs qui impacte les conditions de travail !

Les conséquences sont terrible pour les travailleurs : toujours plus d’heures supplémentaire et des pauses de plus en courtes à tels points que les arrêts maladie ne cessent d’augmenter car les salariées sont à bout. Le 1er octobre une mobilisation historique avait déjà eu lieu mais leurs directions continuent de jouer le pourrissement, espérant une fatigue des grévistes.

Lino, délégué syndical Sud chez T.A.M.M. explique que l’année dernière déjà les salariés ont subi un gel de salaire. Cette année, les grévistes réclament au moins 5% d’augmentation de salaire, une revendication légitime au regard de la hausse des prix. Si la direction ne cède pas le mouvement pourra se durcir. Deux réunions sont prévues avec la direction des T.A.M.M., mais les grévistes sont déterminés à maintenir la pression et parlent déjà de nouvelles dates de mobilisation.

Sur le piquet de Keolis les discussions vont dans le même sens. Ils font partie des travailleuses et travailleurs les moins bien payés du marché et ont conscience de la volonté du patronat de tirer les salaires vers le bas, explique Sherif, délégué syndical CGT Keolis Trois Frontières. Mais les grévistes ne sont pas prêts de lâcher après 2 mois de grève perlée de 1h par jour, les travailleuses et travailleurs sont déterminés, comme le prouvent les 75% de grévistes et la perturbation du trafic. Beaucoup parlent aussi de l’état de leurs bus, qui sont de plus en plus délabrés, et s’inquiètent pour la sécurité des usagers et notamment des enfants qu’ils transportent quotidiennement.

Bien entendu la logique du patron est la même partout : seuls les profits les intéressent, la sécurité passe au second plan !

Rien ne sera fait sans la mobilisation des travailleuses et des travailleurs !

Mais les grévistes sont conscient également que seuls, il sera compliquée de gagner, c’est pourquoi les Keolis et les T.A.M.M. ont décidé de frapper ensemble et tentent d’élargir la coordination. Le 15 novembre Sarreguemines et Nancy ont rejoint le mouvement. Mais ce n’est pas tout. Les dépôts de Thionville et Strasbourg vont également rentrer dans la bataille selon les délégués syndicaux sur place.

Comme le dit Shérif délégué syndical CGT Keolis Trois Frontières : « il faut frapper ensemble face au patronat qui tente de tirer nos salaires vers le bas et dégrader nos conditions de travail , il faut une réponse nationale ! » Même son de cloche du coté des T.A.M.M. Qui ont l’envie de discuter avec les salariés de la SNCF, notamment ceux qui ont annoncés plusieurs dates de mobilisation dans le Grand Est.

Les travailleuses et travailleurs du transport en général qui n’ont pas cessé de travailler pendant la crise sanitaire se voient tous attaqués les uns après les autres que ce soit à la SNCF, la RATP, Transdev ou encore Keolis. Alors qu’il y a moins d’un an, ils étaient considérés par tous comme essentiels, les attaques ne cessent de tomber pour rogner leurs salaires et attaquer leurs conditions de travail.

A l’heure où le gouvernement et le grand patronat cassent les services publics, privatisent les transports comme la SNCF ou encore la RATP, avec pour conséquence la hausse des tarifs et l’abandon des petites lignes, il s’agit de se battre pour des transports écologiques et gratuits, ainsi que pour l’amélioration des conditions de travail et pour les salaires des travailleurs. Pour toutes ces raisons, il est impératif de s’organiser à l’image des Keolis et des T.A.M.M., de se coordonner nationalement et de frapper tous ensemble !




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