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La force des travailleurs

Grève sur le réseau de transport Optile : « c’est nos acquis et nos retraites qu’on veut nous enlever »

Ce vendredi le Collectif Réseau Optile qui rassemble des salariés des entreprises de transport privé francilien (Transdev, Keolis, RATP DEV...) appelle à la grève contre la remise en cause de leurs acquis sociaux par la loi LOM, dans le sillage des attaques antisociales du gouvernement à l'image de la réforme des retraites.

jeudi 12 mars

Crédit Photo : LP/ Marica Malpensa

Les salariés des entreprises de transport privé du réseau Optile se préparent à faire les frais de l’accélération de l’ouverture à la concurrence voulue par Valérie Pécresse. Un cas d’école qui démontre encore une fois l’impact de la privatisation sur les salariés. En effet, selon Najia du Collectif Réseau Optile, qui rassemble des salariés des entreprises de transport privé francilien (Transdev, Keolis, RATP DEV...,) l’ouverture à la concurrence va signifier le passage de 240 entreprises à 39 pour gérer le réseau Optile. Or, la fusion ou le rachat d’entreprise signifie le risque pour les salariés de perdre leur « sac à dos social », c’est-à-dire l’ensemble des acquis concernant l’ancienneté, le salaire minimum, le 13ème mois, ou encore les conditions de travail en passant d’une entreprise à une autre, voir les suppressions de postes pour certains. Pour le moment aucune garantie n’a été donné aux salariés du réseau Optile, ce qui pousse ce Collectif a appelé à la grève pour ce vendredi.

Dans le sillage delà grève à la RATP-SNCF contre la réforme des retraites, c’est donc la volonté de se battre pour la dignité et contre la précarisation de leurs conditions de vie et de travail qui a poussé les salariés de ces entreprises de transport privé à s’organiser en collectif. Le 2 mars déjà, les salariés de Transdev, conducteurs, contrôleurs, et agents d’accueil, avaient exercé leur droit de retrait pour exiger de la direction de l’entreprise qu’elle prenne des mesure face au risque de contamination au coronavirus. Jusque là, aucun protocole n’avait été appliqué, les salariés des transports en commun étant pourtant particulièrement exposé aux risques de contagion. Un signe de plus du mépris adressé aux travailleurs grâce à qui les transports en commun sont assurés.

Et pour ne pas s’arrêter là et lier leur lutte à celle, plus générale, contre la réforme des retraites et les attaques antisociales du gouvernement Macron, le Collectif Réseau Optile a décidé de participer à la Rencontre Nationale appelée par la Coordination RATP-SNCF le 21 mars prochain, pour construire un vrai plan de bataille, loin des journées isolées, qu’elles soient « saute-mouton » ou sectorielles, appelée par les directions syndicales à l’instar du 31 mars.