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Groupe PSA. Pas touche à la sécurité sociale. C’est au patronat de payer la crise, pas aux salariés !

Ça y est ! Ce matin la direction du groupe PSA a décidé de fermer ses usines en Europe et en France pour une période pouvant aller jusqu'au 27 mars en France. Cette décision est intervenue après de nombreuses tergiversations et plusieurs droits de retrait exercés par les salariés à Mulhouse et dans d'autres usines du groupe PSA.

mardi 17 mars

A Mulhouse, il y a déjà le cas d’un salarié testé positif au coronavirus mais le maintien du travail pour garder la marge et les profits étant la règle, la direction n’a jamais choisi de mettre le site de PSA à l’arrêt alors qu’il constitue un foyer épidémique très important, tout comme celui de PSA Poissy. Il a fallu attendre l’annonce de la phase 3 pour que le groupe prenne cette décision, mettant ainsi gravement en danger les salariés. Mais le secteur automobile n’est pas encore à l’arrêt, comme le montrent les exemples des groupes Renault et Toyota à Onnaing dont les salariés se sont mis en grève pour défendre leur santé. Le patronat n’a que faire des ouvriers qui risquent leur vie pour fabriquer des voitures, comme si cette production était impérative alors que les bars et les restaurants ferment. Les usines continuent en effet de fonctionner, non pas pour participer à la fabrication de tests utiles au dépistage du coronavirus ou de respirateurs artificiels mais tout simplement pour continuer à générer du profit : un acte criminel.

Ce n’est pas à la sécurité sociale mais au patronat de payer !

Aujourd’hui, nous voyons partout des salariés se débrouiller avec les gardes d’enfants, le chômage partiel et les arrêts maladies. Il s’agit de mesures tout à fait légitimes mais la question que nous devons nous poser est celle de leur prise en charge par le patronat, qui croule sous les milliards tout en cherchant à faire payer la sécurité sociale, celle pour laquelle il ne veut plus cotiser en déplorant les « charges ». Il reviendrait donc aux salariés de payer pour un chômage qui ne rembourse pas l’entièreté de leur salaire quand le patronat a versé pour la seule année 2019 54 milliards de dividendes du CAC 40 et pas moins de 1430 milliards aux actionnaires.

Le maintien des emplois fixe et précaires pour tous et un chômage à 100 % payé par le patronat

L’automobile est un secteur qui emploie de nombreux précaires et avec les sous-traitants à l’arrêt et donc les usines de fabrication qui ne tournent pas, c’est toute la filière qui s’arrête, et avec elle, la menace de suspendre les contrats intérimaires. Nous connaissons trop bien les agences d’intérim qui se font des milliards sur la précarisation du travail quand ces travailleurs ne sont pas rémunérés au cours de la période d’inactivité. La continuité salariale doit être la règle. Et il doit en être de même pour tous les salariés qui n’ont pas à subir la moindre perte.

Une crise sanitaire qui remet en cause le capitalisme et toutes ses conséquences

Le gouvernement prend en pleine figure toutes ses politique de casse de la santé publique : en 6 ans, ce sont 17 500 lits en moins, des moyens réduits et des urgences débordées qui n’arrivent plus à faire face. Dans certaines régions comme le grand Est, les plus de 65 ans ne sont pas pris en charge. Autrement dit, il s’agit de laisser mourir les plus âgés alors qu’ils sont les plus fragiles face au coronavirus.

Ainsi, il faut non seulement embaucher massivement de ce secteur pour contrer l’épidémie mais aussi que les salariés soient en mesure de contrôler les dispositifs, sur la base d’une information transparente et en lien avec les scientifiques. Des fonds doivent être débloqués pour procéder au dépistage automatique de l’ensemble de la population. En effet, pas moyen d’enrayer l’épidémie tant qu’il est impossible de savoir qui est contaminé avant l’apparition des symptômes et ce n’est pas la culpabilisation de ceux qui sortent de chez eux qui va régler le problème. Au contraire, c’est aux salariés, aux femmes et à la jeunesse de s’organiser pour mettre toutes les ressources au service du combat contre la maladie et faire payer la crise aux capitalistes.




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