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PALESTINE VIVRA !

H. Abu Hawash libéré après 141 jours de grève de la faim : liberté pour tous les prisonniers palestiniens !

En grève de la faim pendant plus de quatre mois pour protester contre l’emprisonnement arbitraire dont il est victime, le prisonnier palestinien Hisham Abu Hawash vient d’être libéré. Effective le 26 février, sa libération a été possible grâce à la mobilisation de solidarité à son égard, et permet de mettre en lumière le recours massif de l’Etat d’Israel aux détentions “administratives”, sans procès, dont des centaines d’autres prisonniers palestiniens sont victimes.

mardi 4 janvier

Hisham Abu Hawash sorti de sa grève de la faim, après sa libération annoncée.

Hisham Abu Hawash, prisonnier palestinien en grève de la faim depuis maintenant 141 jours, va être libéré ! Annoncée ce mardi, cette libération sera effective le 26 février. C’est le fruit d’une détermination à toute épreuve qui l’a poussé à continuer le combat au péril de sa vie.

Actuellement hospitalisé à l’hôpital civil israélien Assaf Harofeh, il se trouve dans un état alarmant : pesant à peine 39 kg, il souffre d’atrophies musculaires et est incapable de bouger ni de communiquer. Comme le rapporte le Collectif Palestine Vaincra, Hisham Abu Hawash a commencé cette grève de la faim le 17 août 2021, suite à son arrestation le 27 octobre 2020. Tous les recours judiciaires qu’il a entrepris s’étaient depuis lors vu systématiquement refusés, et sa détention a été prolongée de quatre mois, alors même qu’il avait déjà commencé cette grève de la faim. Le 2 janvier, le comité international de la Croix-Rouge pour Israël et les territoires occupés a exprimé son inquiétude face à la situation très préoccupante de Hisham Abu Hawash.

Pour justifier la détention administrative de Hisham Abu Hawash, le Service de sécurité intérieure israélien l’accuse d’être un membre du groupe Jihad islamique, accusations qu’il nie. Le régime d’incarcération de la détention administrative est un outil de répression d’origine coloniale. Cette procédure est notamment utilisée contre les opposants politiques palestiniens par l’appareil militaire israélien au nom de la “sécurité intérieure”, en présentant les opposants comme des terroristes. Si la libération de Hisham Abu Hawash a aussi été rendue possible par le mouvement de solidarité à son encontre, le combat continue pour les 500 autres militants sous détention administrative, sur les 4500 prisonniers politiques incarcérés par l’Etat d’Israel.

Le recours à ces dispositifs liberticides contre les opposants politiques s’inscrit dans la politique coloniale de l’Etat d’Israel, dont la violence s’est encore manifestée au cours des derniers mois : des expulsions à Cheikh Jarrah aux bombardements de Gaza, en passant par l’adoption récente d’une loi autorisant l’armée israélienne à tirer sur des lanceurs de pierres palestiniens

Plus que jamais, nous apportons toute notre solidarité à Hisham Abu Hawash et à tous les prisonniers palestiniens !




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