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HSBC reprend son plan de licenciement : 35 000 emplois menacés dans le monde

Le géant bancaire britannique HSBC reprend son plan de licenciements mis en pause pendant la crise sanitaire. Ce sont 35 000 emplois qui sont menacés pour permettre la concentration sur les activités asiatiques. Les victimes de cette restructuration ne seront pas les traders ou les cadres, mais bien les travailleurs et travailleuses des agences.

vendredi 19 juin

Crédits photo : AFP/ARCHIVES

Dans un message interne envoyé aux 235 000 salariés, Noël Quinn, directeur général, a annoncé un plan de restructuration prévoyant 35 000 suppressions d’emplois. Pris dans les tensions entre la Chine et les États-Unis, la révolte de Hong Kong et la crise sanitaire, HSBC se concentre sur les marchés asiatiques, Hong Kong ayant toujours été sa ville de prédilection. C’est en février dernier que la banque annonce ce plan, mais la pandémie et le confinement poussent à le suspendre. D’après le directeur général, il serait aujourd’hui temps de reprendre là où ils s’étaient arrêtés : « Nous ne pouvons pas faire une pause indéfiniment », « c’est encore plus nécessaire aujourd’hui » a-t-il déclaré.

Les profits avant tout

HSBC s’appuie sur les 7 à 11 milliards de dollars de crédits impayés à cause de la crise sanitaire pour justifier ces licenciements. Or, si vraiment la pandémie avait mis la banque en difficulté, le directeur général ne toucherait pas 1,37 millions d’euros par an. Encore une fois, ce sont les travailleurs et travailleuses qui sont victimes de cette crise.

Le seul but de cette restructuration est de supprimer ce qui n’est pas assez rentable. Avec le Brexit et les tensions commerciales entre la Chine et les États-Unis, HSBC veut se concentrer sur les secteurs les plus profitables, sans se soucier de la vie des employés. La crise sanitaire n’est qu’un accélérateur au service de cette course aux profits à laquelle ils se livrent.
En France, HSBC cherche à fermer les agences les moins rentables, situées dans les petites villes, laissant sur le carreau près de 8000 employés. Loin des métropoles, il sera difficile de retrouver un travail, encore plus avec la crise économique qu’à engendré la pandémie.

Il faut ouvrir les livres de comptabilité pour savoir si réellement cette restructuration est nécessaire, et quand bien même elle l’était, ça n’est pas aux salariés de payer. Ça n’est pas à ceux qui ont fait des sacrifices pour maintenir les activités de la banque et ont été en première ligne face au covid pendant le confinement qui doivent payer la crise.




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