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Hausse des prix du carburant : Suppression de toutes les taxes ! Les grands patrons doivent payer la facture !

Sous pression de la colère sociale, le gouvernement se retrouve cette fois-ci acculé par la flambée des prix du carburant, et doit rapidement prendre des décisions. Alors que la hausse du coût de la vie augmente à vue d'oeil, Macron et Castex pourraient annoncer de nouvelles mesures ce mercredi.

jeudi 21 octobre

Crédits photos : Ludovic MARIN/AFP

Ce 18 octobre, le prix du carburant a atteint des sommets historiques. Le litre de gazole est passé à 1,5583 euros. Par ailleurs, comme l’explique France Info : « Pour l’essence SP 95, le prix du litre a atteint 1,6567 euro en moyenne, un centime de moins que son record historique (1,6664 euro, en 2012), selon le pointage hebdomadaire effectué le vendredi précédent. Elle a également progressé d’un peu plus de 2 centimes sur la semaine précédente, au plus haut depuis près de dix ans. Le SP 95-E10 a également progressé dans les mêmes proportions, à 1,6287 euro. » Ces prix pèsent évidemment sur les plus précaires, et s’ajoutent à l’augmentation générale du coût de la vie : gaz, denrées alimentaires premier prix, l’inflation atteint des records.

Une décision avant la « fin de semaine », probablement mercredi : le gouvernement sous pression

Une situation qui met sous pression le gouvernement et le patronat, qui n’ont pas oublié le mouvement des gilets jaunes. Et pour cause, ce week-end, des appels à la mobilisation ont été lancés. « Ce regain de mobilisation a lieu quasiment trois ans jour pour jour après l’émergence du mouvement des « gilets jaunes », à l’automne 2018. Le déclencheur est également le même : la hausse des prix du carburant » s’inquiète le Figaro. Ce mardi, plusieurs entreprises de vente de carburant, comme Leclerc, Carrefour ou Casino ont annoncé des « gestes » – très minimes - en direction de la population pour tenter de se dédouaner de leurs profits records durant toute la pandémie.

Comme l’explique Le Figaro, Carrefour a annoncé une remise de 5 euros sur le plein, et Casino vendra son carburant à prix coûtant dans 100 supermarchés et 35 hypermarchés. Par ailleurs, Michel Edouard Leclerc a également annoncé sur RTL le même type de mesure, mais il prévient : « Si ça continue de monter, ça montre que la marge n’est pas chez nous […] si on veut que les prix n’augmentent pas trop, il faut prendre les facteurs d’augmentation, TVA, TIPP. Ce n’est pas dans le camp des entreprises privées ». Une manière pour les grands patrons du CAC40 de rejeter la balle dans le camp du gouvernement, une démonstration qu’ils ne sont pas prêts un instant à rogner sur leurs superprofits réalisés durant la pandémie.

Gabriel Attal, lui aussi invité sur RTL ce 19 octobre, a promis des mesures « d’ici la fin de la semaine ». Pour le porte-parole du gouvernement, « toutes les pistes sont sur la table. Il y a la question des taxes, et la question d’un chèque, d’une aide spécifique pour les personnes qui utilisent leur voiture et qui subissent cette augmentation ». Pourtant, Bruno Lemaire s’est exprimé différemment lundi sur Europe 1. Derrière des arguments faussement sociaux et écologistes, il a expliqué être « favorable à un dispositif comme le chèque carburant plutôt qu’à une baisse de la fiscalité », moins « injuste » et plus « sage environnementalement ».

Face à la colère sociale qui monte, le gouvernement tergiverse, signe qu’il n’a pas le droit à l’erreur. En effet, des mesures mal dosées, comme le chèque carburant, pourraient s’avérer improductives. Comme le reflètent Les Echos, un poids lourd de la majorité estime que : « Le chèque, ce serait perdant-perdant. Ceux qui ne l’auront pas seront mécontents, ceux qui l’auront trouveront ça insuffisant. » En effet, selon un conseiller de l’exécutif, en ce qui concerne le chèque-carburant, « il y aurait des trous dans la raquette, du côté des classes moyennes et des classes moyennes supérieures qui pour l’instant nous soutiennent ». Il poursuit : « Après les « gilets jaunes », il faudrait faire attention à ne pas avoir une révolte des cols blancs ! ».

Fin de toutes les taxes sur le carburant ! Que les super-profits du grand patronat paient la facture !

Si la hausse des prix est conjoncturelle, dans le cadre la reprise économique, ce qu’oublient de nous dire les médias et le gouvernement, c’est que, dans le même temps, des milliards sont distribués au patronat qui encaisse des profits monstres (à nouveau cette semaine avec la présentation du projet France 2030).

C’est donc en premier lieu l’État qui doit répondre en urgence en supprimant l’ensemble des taxes qui pèsent aujourd’hui sur les plus précaires. Il ne faut pas que ce manque à gagner soit payé par le contribuable, mais ce sont les grandes multinationales, notamment les distributeurs aux superprofits comme Total, Carrefour, Auchan et compagnie qui doivent payer.

Comme nous l’écrivions dans un précédent article : « L’énergie est un bien de première nécessité et sa gestion ne doit plus être dans les mains de ceux qui, pour encaisser des milliards, détruisent la planète et nos conditions de vie. En ce sens, nous devons exiger la réquisition immédiate et la rétribution aux consommateurs de l’ensemble des superprofits accumulés par les grandes entreprises de l’énergie. Dès lors, une gestion durable de l’énergie passera nécessairement par la prise en main par les travailleurs d’un grand service public de l’énergie, pour que les prix du carburant, mais aussi du gaz et de l’électricité, ne soient plus soumis aux fluctuations du marché mondial. Dans l’immédiat, une diminution des prix est largement possible, elle passe par une suppression de la TVA sur l’énergie qui est un bien de première nécessité pour les travailleurs. »




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