^

Jeunesse

#PasUnDePlus

Hommage à Guillaume : profonde tristesse au rassemblement à Nanterre

Après le suicide de Guillaume, un étudiant de 20 ans militant à la FSE à Nanterre, un rassemblement était organisé ce jeudi devant son logement Crous. Le jeune homme était à l’origine du #MeTooGay, dénonçant les violences sexuelles.

vendredi 12 février

Après un premier rassemblement hier devant le siège du PCF, de nombreux soutiens étaient présents ce jeudi midi à Nanterre, devant la résidence étudiante où il s’est donné la mort.

Une centaine de personnes s’étaient réunies pour se recueillir en mémoire de Guillaume, parmi lesquels ses proches, ses camarades, et plus largement des militants étudiants de différentes organisations.

Guillaume militait depuis plusieurs années, au sein d’organisations lycéennes puis étudiantes. Originaire de Metz, il avait du rejoindre Paris pour ses études, après des tensions familiales. En accusant de viol Maxime Cochard, élu PCF à la mairie de Paris, ainsi que son compagnon Victor Laby, également membre du PCF, il avait été à l’origine du #MeTooGay et par son geste, permis la libération de la parole contre les violences sexuelles.

Soucieux de rappeler son engagement militant comme sa personnalité, mais aussi de soulever les questions politiques que posent le drame de Guillaume, ses proches, amis et camarades ont organisé un moment de recueillement, suivi de quelques prises de parole.

Après une minute de silence très émouvante, ses proches ont dit leur tristesse, avant de rendre hommage à Guillaume. Un jeune homme dont ils ont souligné le caractère drôle et généreux, et pour lequel l’engagement tenait une part importante dans sa vie.

Sans s’avancer sur les causes de son geste, ses proches n’ont cependant pu masquer leur colère, affirmant qu’ils se battront jusqu’au bout pour que justice soit faite à Guillaume, certains dénonçant la responsabilité du PCF.

Tao, son ancien partenaire, souhaiterait que l’exemple de Guillaume serve à sensibiliser sur les violences sexuelles et patriarcale, en particulier dans le milieu militant : « Guillaume nous alertait sur l’impunité des harceleurs sexuels, dans la société en général et dans le milieu politique, et sa mort doit nous rappeler que le chemin est encore long et qu’il faut continuer à se battre ». Ce dernier regrettant que de précédentes dénonciations n’aient pas entrainées de changement dans la prise en charge des victimes. Il a également évoqué les conditions dans lesquelles Guillaume s’est donné la mort. « Seul dans sa résidence Crous, je ne peux pas m’empêcher de détacher son geste de la situation de détresse à laquelle font face les étudiants depuis plusieurs mois, entre isolement et précarité, le soutien est difficilement accessible ».

Nous nous joignons à leurs paroles et nous adressons nos condoléances à ses proches et camarades, en espérant que se poursuive la dénonciation et la lutte contre les violences sexuelles, en mémoire de son combat et son engagement.




Mots-clés

Crous   /    Université de Nanterre   /    #MeToo   /    suicide   /    Jeunesse