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Hôpital du Rouvray : non respect de l’accord de fin de conflit, la psychiatrie en grève illimitée

Malgré l’accord de fin de conflit signé en juin de l’année dernière, suite à la grève de la faim de sept membres du service de psychiatrie du Rouvray, la direction n’a toujours pas honoré son engagement. L’intersyndicale appelle donc à une grève illimitée à partir du 19 septembre, dans le contexte des nombreuses mobilisations et grèves des urgentistes.

jeudi 19 septembre

Suite à une grève de la faim de 7 salariés, dont certains tiendront jusqu’à 18 jours, un protocole de fin de conflit avait été signé par l’intersyndicale et la direction de l’hôpital, dans la perspective de la création de 30 nouveaux postes sur l’hôpital, ainsi que d’une aile psychiatrique spécialisée pour mineurs.

15 mois plus tard, il s’avère que les revendications n’ont toujours pas été obtenues : d’après Sébastien Ascoet, militant CGT interrogé par Le Monde : « nous sommes toujours en déficit de postes. Et nous n’avons plus aucune visibilité sur les embauches. Jusqu’à présent, la direction nous communiquait avec précision les informations. Elle s’y refuse désormais ».

L’intersyndicale réunissant CGT, FO et CFDT, qui a appelé à une grève illimitée à partir du 19 septembre, explique que la création de 24 postes sur les 30 promis n’a servi qu’à « remplacer les départs naturels non-compensés ». Une affirmation contredite par la direction, qui revendique la création de 16 postes supplémentaires durant l’année 2018. De même, la création de l’aile dédiée aux mineurs est « au point mort » toujours selon l’intersyndicale. Le projet n’a fait l’objet que d’une seule réunion depuis l’engagement pris de satisfaire cette revendication.

En témoigne la sur-occupation chronique de l’hôpital. D’après Jean-Yves Herment, délégué CFDT dans Le Monde : « le taux d’occupation dépasse les 109 %, soit plus d’une trentaine de lits supplémentaires au quotidien ».

Les attaques actuelles du gouvernement contre les services hospitaliers se situent dans le cadre d’une attaque généralisée contre les services publics, avec également en ligne de mire les retraites et les transports. Ces attaques concernant les employés du service public, surchargés par la masse de travail et ne pouvant effectuer efficacement leurs missions, affectent, en réalité, l’ensemble des usagers.

Ce sont de revendications offensives, dans la rue et dans les grèves, dont nous avons besoin pour défendre les services publics, comme les formule le collectif Inter-Urgences, appelant à amplifier le mouvement.

La convergence avec les autres secteurs est possible, comme en témoignent les cheminots venus le 1er juin de l’année dernière soutenir la grève de la faim du Rouvray. C’est aussi ce que démontre Peter Gurruchaga, de la CGT pompiers, qui s’est dit « ouvert à un mouvement commun avec les hospitaliers » pour soutenir le mouvement actuel.

Crédit photo : Radio France / Giv Anquetil




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