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Horreur. Quatre enfants meurent dans le naufrage d’un bateau de migrants au large des côtes grecques

Le mardi 26 octobre, un bateau à chaviré au large de l'ile de Chios en Grèce, à proximité des côtes turques entraînant la mort de quatre enfants et la disparition d'une personne.

mercredi 27 octobre

Crédits photo : Compte twitter de @nmitarakis

Le mardi 26 octobre, un bateau à chaviré au large de l’ile de Chios en Grèce, à proximité des côtes turques entraînant la mort de quatre enfants et la disparition d’une personne. Selon le Haut-commissariat aux réfugiés (HCR), au moins trois naufrages ont eu lieu en 2021, et cette traversée de la mer Egée aurait causée plus de 100 morts ou disparus. Comme ils sont difficiles à recenser, ces chiffres sont en réalité très certainement plus élevés.

La Grèce a condamné la Turquie pour ce drame. Le ministre grec des Migrations a hypocritement affirmé à ce titre sur Twitter que « Les autorités turques doivent faire davantage pour empêcher, au départ, l’exploitation de migrants par des groupes criminels. Jamais ces traversées ne devraient même pouvoir se produire ». Et pour cause, l’une des stratégies de la politique migratoire de l’Europe repose dans un accord avec la Turquie, qui s’engage pour partie à empêcher la traversée de ses frontières vers la Grèce.

Mais ce que le ministre omet de dire, c’est que les conditions précaires de ces traversées sont la conséquence de la politique particulièrement répressive de l’Union Européenne à l’encontre des personnes migrantes. En effet, la militarisation des frontières et les politiques migratoires inhumaines sont directement responsables de l’hécatombe en Méditerranée et ailleurs. Il convient d’ailleurs de rappeler que les personnes ne meurent pas seulement en route, mais aussi sur le sol grec du fait des conditions ignobles dans lesquelles elles sont accueillies.

A titre d’exemple, le camp de Chios en principe prévu pour héberger 800 personnes accueille plus de 1500 réfugiés dans des conditions déplorables. Tandis qu’à Samos, l’Union Européenne à récemment inauguré un camp ultra-sécurisé dans lequel les réfugiés sont ni plus ni moins traités comme des détenus, un modèle que le ministre de l’Intérieur français, Gérald Darmanin prend pour exemple.

Face au sort terrible que réserve l’Union Européenne aux réfugiés, il est fondamental de se battre pour la régularisation de toutes et tous les sans-papiers et pour l’ouverture immédiates des frontières afin de mettre fin aux politiques criminelles de l’Europe Forteresse.




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