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Après le Royal Monceau, le Hyatt...

Hôtel W Paris-Opéra. Grève victorieuse

Après 23 jours de grève, le personnel sous-traitant a réussi à faire reculer les directions de l'hôtel parisien cinq étoiles W Paris-Opéra et de son entreprise sous-traitante de nettoyage, "Luxe et Traditions", ainsi qu'à arracher des améliorations dans les conditions de travail et une augmentation des salaires. Correspondantes

lundi 2 novembre 2015

Il y en a marre du mépris ! Trop, c’est trop !

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Les travailleurs et travailleuses du nettoyage de l’hôtel W Paris-Opéra, au sein du groupe Starwood ont dit STOP ! Majoritairement des femmes, elles font partie des secteurs les plus exploités de l’hôtellerie. Leur travail est souvent invisible, mais en réalité, si les chambres ne sont pas faites, il n’y a pas de chiffre d’affaires pour les patrons ! Presque habituées au mépris quotidien de la direction, et souvent aussi de la part des clients qui paient des milliers d’euros pour se loger une nuit dans ces hôtels luxueux, cette fois les salariées du nettoyage ont compris leur force et ont décidé de se relever et de se battre.

Cette grève fait suite à plusieurs autres grèves dans le secteur de l’hôtellerie de luxe, comme cellequi a eu lieu au Royal Monceau, au Hyatt et ailleurs, ce qui prouve un ras-le-bol qui se généralise face aux conditions de travail qui se dégradent et aux salaires qui ne suffissentpas àboucler les fins de mois.

La force des travailleurs, c’est la grève !

Après une grève qui a duré 23 jours et des nombreuses provocations de la part de la direction, les salariés ont enfin réussi à faire reculer cette dernière grâce à leur détermination. Les grévistes ont obtenu le passage de la prime de repas de 2 € à 7,05 € par jour, ce qui représente 111 € par mois, le remboursement à 100% du passe Navigo, le paiement des jours fériés à 100% au lieu de 50%, une augmentation de qualification et une prime de site, une journée de repos par an, etc. Au total, tout cela représente une augmentation moyenne de 180 € mensuels environ. De plus, ils ont réussi à arracher le passage de 8 salariés qui étaient en CDD en CDI, ainsi que l’annulation d’une mise à pied disciplinaire de 3 jours.

Un premier pas est franchi... mais la lutte doit continuer !

Comme le souligne le tract distribué par l’équipe syndicale CGT qui a animé cette grève, "si toutes les revendications n’ont pas été satisfaites, les salariés de la sous-traitance ont démontré qu’ils pouvaient relever la tête et gagnent ainsi le respect de leurs collègues directement employés par l’hôtel W PARIS OPERA, terrorisés par un management de la direction générale de cet hôtel d’un autre siècle".

Il s’agit maintenant de préparer les combats à venir, salariés du groupe et de différents hôtels de luxe, sous-traitants ou pas, français ou immigrés, tous et toutes ensemble face à leur mépris. Parce que tout ce que les patrons lâchent aujourd’hui en raison du rapport de force que les travailleurs et les travailleuses réussissent à imposer en se battant tous et toutes ensemble, c’est demain qu’ils vont vouloir le reprendre si nous baissons la garde ! Et pour montrer que le combat ne s’arrête pas là, les salariés de l’hôtel ont décidé de rejoindre lerassemblement de soutien aux salariés d’Air Franceinculpés pour avoir contesté un plan de licenciements : c’est une solidarité de classe qu’il faut exprimer face au mépris des patrons et aux attaques du gouvernement.

En tout cas, une chose est sûre désormais, rien ne sera plus jamais comme avant à W Paris-Opéra !




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