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"Il était à bout" : Un gréviste d’H&M tente de s’immoler par le feu après une réunion de négociation

Alors que les travailleurs de la plateforme logistique H&M au Bourget sont en grève contre la fermeture du site qui menace 153 salariés, un des gréviste âgé de 39 ans, syndicaliste et père de deux enfants, a tenté de s'immoler par le feu ce mardi après avoir quitté une réunion de négociation.

mardi 26 octobre

Crédits photo : FREDRIK SANDBERG / AFP

Depuis le 7 octobre, les salariés de la plateforme logistique Hennes & Mauritz (H&M) GBC au Bourget (Seine-Saint-Denis) sont en grève contre la fermeture annoncé du site. Alors que le géant du prêt-à-porter a triplé ses bénéfices sur un an au troisième trimestre 2021, la direction a annoncé au printemps dernier son intention de fermer son unique plateforme logistique en France, menaçant ainsi l’avenir de ses 153 salariés.

C’est dans ce contexte que ce mardi, un délégué UNSA âgé de 39 ans, père de deux jeunes enfants et employé depuis 18 ans sur le site a tenté de s’immoler par le feu après qu’il ait quitté une réunion de négociation avec la direction.

« On était en réunion à laquelle il assistait. Au bout de 45 min, nous avons entendu un grand boom, c’était une pierre lancée sur la vitre de la salle de la réunion. Je me suis aperçue que mon collègue état parti. On l’a ensuite vu qui s’aspergeait d’essence. Des collègues ont eu la présence d’esprit de le plaquer au sol, il avait un briquet à la main. On a évité de justesse un drame », raconte Gemina Mehiaoui, déléguée syndicale CGT, à France 3. Avant d’expliquer : « Il était manifestement à bout. Cela fait trois semaines que nous sommes en grève. On travaille dans des conditions dégradées. On ne nous laisse même pas l’accès à nos locaux sociaux. Rien n’est mis en œuvre pour que les négociations se passent bien. »

« Il a quitté l’hôpital en fin d’après-midi, a indiqué une collègue », rapporte OuestFrance.

Malgré tout, ce geste qui aurait pu conduire au drame rappelle brutalement la violence de la politique du gouvernement en faveur d’un grand patronat qui ne s’est jamais autant gavé. Alors que Macron, Zemmour, Le Pen et consorts pointent sans cesse du doigt les classes populaires et cherchent à instiller la division dans notre camp social, il s’agit de rappeler que ce sont eux et les grands patrons qui sont responsables de la crise et que ce n’est pas aux travailleurs de la payer.
Face aux attaques anti-sociales du patronat et du gouvernement, il s’agit de répondre par notre solidarité, contre les licenciements et les suppressions d’emploi, pour le partage des richesses et du temps de travail entre toutes et tous.




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