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Politique

Le Medef se frotte les mains

« Il va peut-être falloir travailler plus que 35h, le dimanche, en juillet et en août » défend une sénatrice

A l’occasion de l’examen de la loi d’urgence relative à l’épidémie Covid-19 au Sénat, une sénatrice des Républicains a dit tout haut ce que le patronat pense tout bas : que les mesures « d’urgence » pour sauver l’économie se pérennisent dans le temps.

vendredi 20 mars

Alors que le gouvernement essaye de faire de passer en vitesse une loi pour faire face à la crise sanitaire du covid-19, de nombreuses dispositions économiques, destinées à « sauvegarder l’économie françaises » ont été votées par le Sénat en première lecture. Parmi elles, des mesures qui vont une fois de plus attaquer les acquis sociaux en termes de congés payés et de limitation du temps de travail. Autant de cadeaux cédés par le gouvernement au patronat, et ce, sans durée temporelle de la loi. De quoi donner des idées à certains députés, comme Sophie Primas, députée Les Républicains des Yvelines, qui a, au Sénat, proposé au Sénat ce que le Medef propose dans les médias : « quand il va falloir redémarrer les entreprises, il va falloir mettre un coup de rein, il va falloir y aller, il va falloir peut-être travailler un peu plus que les 35h, il va falloir peut-être travailler le dimanche, et il va falloir peut-être falloir travailler en juillet et en août. C’est confortable pour personne, mais on est en face d’une crise économique majeure. »

Une intervention publique qui illustre parfaitement l’état d’esprit du gouvernement et du patronat actuellement, pour lesquels la priorité numéro une reste la sauvegarde des profits des grandes entreprises, quitte à faire payer les salariés, ceux-là même qui continuent à aller travailler quand certains patrons interdisent les droits de retrait.




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