Déclaration de la Fraction Trotskyste – Quatrième Internationale

Face à l’irrationalité capitaliste : abolition des brevets et accès au vaccin pour toutes et tous !

Fraction Trotskyste-Quatrième Internationale

Face à l’irrationalité capitaliste : abolition des brevets et accès au vaccin pour toutes et tous !

Fraction Trotskyste-Quatrième Internationale

Un mois à peine s’est écoulé depuis le début de la campagne de vaccination dans certains des pays les plus riches de la planète et la crise n’en finit pas d’enfler. On assiste à une véritable "guerre pour les vaccins" entre les Etats impérialistes et entre ceux-ci et les grands labos pharmaceutiques qui, dans leur ensemble, spéculent sur la vie de centaines de millions de personnes à travers le monde.

L’Union européenne a mis en place des mesures extraordinaires à compter du 29 janvier pour bloquer la sortie des vaccins du territoire communautaire, à savoir les 27 pays qui composent l’UE, sans le Royaume-Uni, désormais. Bruxelles cherche ainsi à empêcher que les firmes qui produisent dans l’Union ne puissent vendre des doses à d’autres pays avant d’avoir répondu à leurs engagements pris avec les principaux États de l’UE. C’est une nouvelle démonstration du caractère réactionnaire et impérialiste de l’Union européenne qui accapare des centaines de millions de doses sans jamais remettre en cause les brevets ni la production des vaccins qui reste entre les mains des grands groupes pharmaceutiques. Pendant ce temps, quelques milliers de doses, seulement, arrivent dans certains pays d’Afrique ou d’Amérique latine. On avait déjà assisté à ce genre de mesures nationalistes réactionnaires au début de la pandémie lorsque l’Allemagne ou la France avaient empêché l’exportation de respirateurs vers d’autres pays qui en avaient un besoin urgent, comme l’Italie, ou en direction de plusieurs pays africains où les structures hospitalières n’en possèdent pas. La crise a entraîné une tension extrême avec le Royaume-Uni, où AstraZeneca possède des sites de production de vaccins. L’UE accuse le Royaume-Uni d’avoir mis la main sur des produits qui avaient été promis à des pays de l’Union. De leur côté, les autorités britanniques ripostent en accusant l’UE de « nationalisme vaccinal » et refusent de reconnaître le nouvel envoyé diplomatique de Bruxelles à Londres. Il s’agit de la première crise majeure entre le Royaume-Uni et l’UE après l’entrée en vigueur du Brexit, il y a un mois à peine. La crise a également conduit la Hongrie à se dissocier de l’UE en commandant, seule, le vaccin chinois Sinopharm, en plus du Spoutnik V russe, ce qui a alimenté les tensions entre le gouvernement Orban et Bruxelles. La Chine et la Russie, à leur tour, cherchent à profiter de cette crise pour gagner des marchés pour leurs propres vaccins en concluant des contrats avec des pays d’Amérique latine, d’Asie et d’Afrique. Pékin et Moscou signent des contrats visant à favoriser la pénétration de leurs propres entreprises. Parallèlement, des pays comme le Brésil et la Turquie se sont déjà plaints de retards dans les livraisons promises du Sinovac chinois. La « guerre des vaccins » est donc une autre expression des frictions géopolitiques internationales qui sont de plus en plus exacerbées.

L’UE a investi 2,7 milliards d’euros pour le développement des vaccins et a choisi d’acheter 600 millions de doses à Pfizer, 160 millions à Moderna, 400 millions à AstraZeneca, 400 millions à Curevac, 400 millions à Johnson & Johnson et 300 millions à Sanofi, soit un total de 2,26 milliards de doses. Si l’on tient compte du fait que chaque patient doit se voir administrer deux doses de vaccin, cela représente trois fois la population totale des 27 pays de l’UE. Il est donc clair qu’il s’agit de constituer des stocks au cas où certains des vaccins ne seraient pas assez efficaces. Parallèlement, plusieurs pays d’Afrique ou d’Amérique latine sont très en retard en ce qui concerne les plans de vaccination. Dans le cas de l’État d’Israël, le pays le plus avancé au monde en matière vaccinale, il a acheté des doses 40 % plus cher que le prix de vente et impose cruellement un apartheid à la population palestinienne, à laquelle il refuse l’accès aux vaccins.

Dans les faits, les nations les plus riches, qui ne représentent que 14 % de la population mondiale, ont acheté ces derniers mois plus de la moitié (53 %) de tous les vaccins qui sont susceptibles d’être les plus efficaces. D’un côté, The Peoples’s Vaccine, dépendant de l’ONG Oxfam, affirme que les 70 pays les plus pauvres du monde ne pourront vacciner qu’une personne sur dix pendant l’année 2021. De l’autre, des pays comme le Canada ont pré-acheté des stocks qui leur permettraient de vacciner jusqu’à cinq fois leur population. Aujourd’hui, sur un total de 64 millions de vaccins qui ont déjà été administrés dans le monde, 38,7 millions l’ont été aux États-Unis et en Europe et 15 autres millions en Chine. En revanche, selon le portail statistique Our World in Data, en Afrique - actuellement touchée par une deuxième vague de mortalité élevée - seuls 18 000 vaccins ont été administrés.

Cette situation est aujourd’hui aggravée par les retards enregistrés par les entreprises pharmaceutiques dans la livraison des vaccins pour les pays les plus riches. Le gouvernement allemand a déclaré cette semaine qu’il pourrait y avoir une pénurie de vaccins dans les dix prochaines semaines. Dans l’Etat espagnol, c’est l’ensemble du plan de vaccination qui risque d’être remis en question car les deuxièmes doses du vaccin Pfizer et Moderna pourraient ne pas arriver à temps. L’Agence européenne des Médicaments a validé cette semaine le vaccin AstraZeneca. Berlin, de son côté, a annoncé que ce vaccin-là ne serait pas administré aux plus de 65 ans, le secteur le plus à risque, car il ne serait pas sûr pour cette catégorie de population. Le groupe britannique AstraZeneca est la cinquième plus grande société pharmaceutique au monde mais elle a annoncé, il y a quelques jours, qu’elle ne fournirait que 60 % des doses promises à l’UE, ce qui a suscité des tensions avec Bruxelles. Face à l’absence de vaccins, certains pays, comme le Royaume-Uni, n’hésitent pas à reporter le moment de l’injection entre deux doses, n’hésitant pas à aller à l’encontre de l’avis des experts eux-mêmes.

À cela s’ajoute la crainte des variants, notamment du variant dit anglais dont on aurait détecté la présence dans plus de 60 pays. L’Allemagne a interdit cette semaine l’entrée de personnes provenant de pays où l’on a détecté davantage de cas de mutations du Covid, notamment du Royaume-Uni, du Portugal, d’Afrique du Sud et du Brésil.

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a déclaré mardi, au Forum économique de Davos, que « l’Europe a investi des milliards pour aider à mettre au point les premiers vaccins contre le Covid-19, afin de créer un véritable bien commun mondial. Et maintenant, les entreprises doivent tenir leurs promesses, elles doivent honorer leurs obligations ». Abondant dans son sens, Angela Merkel et Emmanuel Macron, dans une tribune publiée en mai 2020, avaient déclaré que le vaccin devait être un « bien public mondial ». Quelle démonstration de cynisme impérialiste. L’UE ne s’est pas engagée à développer un « bien public mondial ». Bien à l’inverse, elle entend se procurer le plus grand nombre possible de vaccins et bloque actuellement leur diffusion dans d’autres pays.

Tout indique que ce sont les tendances au « chacun pour soi » qui prévalent. Les grandes multinationales capitalistes spéculent et escomptent engranger des milliards de bénéfices, tirant profit des contrats secrets signés avec les Etats, contenant des dizaines de clauses cachées à la population. Aujourd’hui, elles vendent « au plus offrant » les doses promises, qui ne sont même pas produites.

Voilà une autre expression de l’irrationalité du capitalisme. Chaque multinationale, avec le soutien des États respectifs, a développé seule la recherche, dans le plus grand secret, pour assurer son brevet, empêchant les échanges scientifiques entre les différents tests et essais cliniques, signant des engagements sans même posséder toutes les garanties sur l’efficacité des vaccins. Dans ce cadre, chaque labo se trouve en concurrence avec les autres pour accaparer des marchés, sans se soucier le moins du monde des besoins de la population la plus pauvre de la planète, sans accès aux vaccins.

Les labos pharmaceutiques ont obtenu d’énormes bénéfices et des clauses extraordinaires dans les contrats signés avec les capitales européennes ou avec l’UE dans son ensemble. Ces conditions extrêmement avantageuses pour les multinationales sont tenues secrètes même si certaines ont été divulguées aux médias. On songera aux délais flexibles de fourniture, à la protection des brevets et, de façon encore plus scandaleuse, aux garanties d’impunité afin d’éviter toute poursuite en cas de problème. En cas d’effets négatifs sur la population les entreprises ne pourront être poursuivies par les gouvernements ou les citoyens. Par ailleurs, les pays acheteurs ne peuvent céder ou revendre des doses à un pays tiers, ce qui constitue un autre obstacle à l’acheminement des vaccins en direction des pays les plus pauvres. Certains contrats comportent des clauses suspensives des fournitures si les États rendent publics les prix ayant été négociés. Selon certains rapports, cela a permis à l’UE de de payer 2,19 dollars pour chaque dose du vaccin Oxford-AstraZeneca, alors que l’Afrique du Sud a payé plus du double, soit 5,25 dollars.

Mais dans ce cas l’irrationalité résultant de l’anarchie capitaliste est encore plus extrême. Une pandémie ne peut être éradiquée que si nous parvenons à limiter la contagion sur l’ensemble de la planète. Compte tenu des connexions mondiales des chaînes de production, de commercialisation et de circulation des personnes, le virus qui a commencé à se reproduire chez les êtres humains dans la province de Wuhan, en Chine, s’est propagé, dès le début de la pandémie, et en quelques jours, à Rome, New York et Pékin. En outre, certains experts soulignent que si les plans de vaccination échouent ou si une grande partie de la population mondiale ne bénéficie pas d’une couverture vaccinale, cela pourrait entraîner une mutation du virus, générant de nouvelles souches résistantes aux vaccins déjà administrés, ce qui entraînerait un échec mondial retentissant.

L’irrationalité capitaliste contre la majorité de l’humanité

Lors d’une réunion de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) les 15 et 16 octobre 2020, l’Inde et l’Afrique du Sud ont proposé de suspendre certains articles de l’Accord sur les aspects des droits de propriété intellectuelle qui touchent au commerce (ADPIC en anglais), permettant l’abolition des brevets pour les vaccins et d’autres technologies liées au Covid. La proposition a reçu le soutien de certains pays d’Amérique latine et d’Afrique mais elle s’est heurtée au rejet unanime des États-Unis, des principaux pays de l’Union européenne (dont le gouvernement « de gauche » du PSOE et d’Unidas Podemos, au pouvoir à Madrid), de l’Australie et du Japon. Et bien que l’administration Biden ait fait réintégrer les États-Unis au sein de l’OMS, après la rupture sous l’ère Trump, cela ne semble pas contribuer à faire changer d’un iota la position des Etats-Unis en matière de monopole des brevets.

Une plateforme d’ONG, dont Médecins sans frontières et Oxfam, demande l’exemption des droits de propriété intellectuelle en ce qui concerne les vaccins et les médicaments pour le Covid. Elle dénonce le fait que le contrôle des brevets par des entreprises privées provoque des situations aberrantes. Ainsi, un traitement antiviral avec le remdesivir aux Etats-Unis coûte 3 120 dollars alors que les versions génériques autorisées en Inde coûtent entre 587 et 792 dollars par traitement. En réalité, si l’on en croit les ONG, « le coût minimum estimé pour fabriquer le remdesivir avec une marge bénéficiaire raisonnable n’est que de 9 dollars par traitement ».

Le monopole sur les brevets des vaccins par une poignée de multinationales capitalistes génère une profonde inégalité dans la distribution des vaccins. Le plus gros payeur est le mieux servi. Voilà la devise des entreprises pharmaceutiques, et quand bien même cela implique de laisser une grande partie de la population mondiale sans couverture vaccinale. Et cela signifie non seulement que les pays les plus pauvres connaissent davantage de décès, de crise économique et de migrations pour échapper à la faim et au chômage. Cela signifie aussi que, si une grande partie de la population mondiale n’est pas couverte d’un point de vue vaccinal, la pandémie sera plus difficile à éradiquer. Mais la logique du profit capitaliste est à l’opposé de la rationalité et de la planification des besoins sociaux. C’est ce que cette crise met à nouveau en lumière de façon tragique.

Les brevets et la propriété intellectuelle ne sont rien d’autre que l’appropriation privée d’un bien commun : le savoir scientifique et technique accumulé au fil des années ou des décennies, le produit de multiples recherches dans différents pays, financées en grande partie par des fonds publics, dans des universités, des hôpitaux ou des centres de recherche du monde entier. Dans le cas de certains vaccins, à l’instar de celui développé par Moderna, le financement public représente la majeure partie de son budget de recherche. L’entreprise pharmaceutique a eu recours à une technologie développée par des institutions publiques mais a également reçu 10 milliards de dollars d’argent public pour la recherche sur le vaccin. Le gouvernement étatsunien a par ailleurs déboursé 15 autres milliards en termes d’avance sur des achats. En dernière instance, c’est la totalité du projet qui a été financé par de l’argent public. La licence, elle, reste entre les mains du privé. On retrouve la même configuration dans le cas des vaccins développés par Novavax, Curevac et Johnson & Johnson. Et si dans d’autres cas l’investissement privé a été important, les entreprises ont également bénéficié d’avance sur l’achat de millions de doses, une autre forme, indirecte, de financement public.

Autant que l’art, la culture ou la terre, les connaissances scientifiques font partie des biens communs de l’humanité. Or, sous le capitalisme, ce sont des biens appropriés de manière rentière par une poignée d’entreprises privées à travers les brevets, les droits de propriété intellectuelle, les marques déposées et d’autres moyens similaires. Dans le cas des vaccins et des médicaments, la situation est encore plus grave, car elle implique directement la vie ou la mort de millions de personnes. Cela ne se produit pas seulement avec le Covid. Par exemple, plus de 100 000 enfants meurent chaque année en Inde de pneumonie, une maladie qui pourrait être évitée grâce au vaccin PCV13 dont le brevet est détenu par Pfizer et qui n’est pas accessible dans ce pays en raison de son prix élevé.

La répartition inégale des brevets dans le monde entier offre également un bon aperçu de la structure impérialiste dans ce domaine. En 2019, 3 224 200 demandes de brevets ont été enregistrées dans le monde : 84,7 % du total mondial des brevets enregistrés proviennent de la Chine, des États-Unis, du Japon, de la Corée et de l’Office européen des brevets. Parallèlement, la somme combinée des brevets enregistrés en Afrique, en Amérique latine et dans les Caraïbes et en Océanie était de 3,3 % en 2019.

Des vaccins pour toutes et tous : Abolition des brevets et nationalisation des entreprises pharmaceutiques et des laboratoires

Certains pays d’Europe et des États-Unis connaissent déjà une troisième vague de la pandémie. Cette dernière continue à frapper l’Amérique latine. Parallèlement, le taux de chômage continue à croître, de même qu’une crise économique et sociale de grande ampleur. Cependant, la crise n’est pas la même pour tout le monde. Rien que l’année dernière 100 millions d’hommes et de femmes sont tombés dans la pauvreté tandis que les 500 personnes les plus riches de la planète ont connu une augmentation de leur patrimoine comme jamais au cours des dix dernières années. Ces inégalités sociales abyssales sont dans l’ADN du virus le plus mortel qui existe au niveau mondial, le capitalisme.

Face à ce panorama, tous les gouvernements, qu’ils soient conservateurs ou « de gauche », ont géré la crise par des mesures de restriction de la mobilité, des couvre-feux et une présence policière accrue dans les rues. Alors qu’ils prétendent qu’il est impossible de faire quoi que ce soit d’autre, ils refusent de toucher aux profits des capitalistes et ils font payer, une fois de plus, la crise aux travailleurs et aux peuples pauvres de la planète. Ceci ne fera qu’augmenter leur endettement, ce qui signifiera une pression accrue du FMI et des autres organismes financiers en vue de nouvelles coupes budgétaires et de nouveaux ajustements austéritaires à court terme.

La lutte pour des vaccins pour toutes et tous et pour l’abolition des brevets est une nécessité urgente face à la catastrophe qu’implique la pandémie. De même, l’intervention immédiate de l’État est nécessaire pour mettre toutes les entreprises et laboratoires pharmaceutiques sous le contrôle des professionnels de la santé et au service de plans rationnels de production et de distribution de vaccins et de tests, dans la perspective de nationaliser ces entreprises sous le contrôle des travailleurs, de même que l’ensemble du secteur de la santé qui est aujourd’hui aux mains du privé. L’augmentation immédiate des budgets de la santé et de l’éducation, ainsi que du personnel de santé pour pouvoir garantir la vaccination et éviter la saturation des hôpitaux, sur la base d’impôts extraordinaires sur les grandes fortunes, sont d’autres mesures urgentes qui devraient être prises.

Un tel programme ne pourra être imposé aux capitalistes par le biais de pétitions en ligne ou de demandes officielles à l’OMS. Ce n’est qu’en développant la lutte de l’ensemble du monde du travail, des femmes et des jeunes au niveau international que nous pourrons arracher de telles mesures. Face à la montée des tendances nationalistes réactionnaires de la part des Etats impérialistes et face à la spéculation éhontée des multinationales, dans la perspective de lutte internationaliste, anticapitaliste et anti-impérialiste qui est la nôtre, nous appelons toutes les organisations qui se réclament de la classe ouvrière ou de la défense des intérêts populaires à promouvoir des mesures communes de lutte, partant de la revendication de l’abolition des brevets et de la garantie de vaccins et d’autres médicaments, d’équipements et de fonds nécessaires pour combattre la pandémie. Il n’y a plus de temps à perdre. Nos vies valent plus que leurs profits.

Le 30/01/2021

Pour la Fraction Trotskyste – Quatrième Internationale :

Revolutionären Internationalistischen Organisation (RIO), Allemagne.

Partido de los Trabajadores Socialistas (PTS), Argentine.

Liga Obrera Revolucionaria (LOR-CI), Bolivie.

Movimento Revolucionário de Trabalhadores (MRT), Brésil.

Partido de Trabajadores Revolucionario (PTR), Chili.

Corriente Revolucionaria de Trabajadoras y Trabajadores (CRT), Etat espagnol.

LeftVoice, Etats-Unis.

Courant Communiste Révolutionnaire (CCR) au sein du NPA (Nouveau Parti Anticapitaliste), France.

Movimiento de Trabajadores Socialistas (MTS), Mexique.

Corriente de Trabajadores Socialistas (CTS), Uruguay.

Liga de Trabajadores por el Socialismo (LTS), Venezuela.

Ainsi que les organisations sympathisantes suivantes :

Organización Socialista (OS), Costa Rica.

Frazione Internazionalista Rivoluzionaria (FIR), Italie.

Corriente Socialista de las y los Trabajadores (CST), Pérou.

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