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Politique

« Islamo-gauchisme » à l’université : le porte-parole du RN félicite Vidal pour ses propos

Si les déclarations de Frédérique Vidal sur l'"islamo-gauchisme" ont suscité la colère du côté des universités et de la recherche, l'extrême-droite se frotte les mains de la reprise d'un de ses concepts. Le porte-parole du RN, Laurent Jacobelli a félicité la ministre : "c'est bien qu'un ministre s'élève contre ça".

jeudi 18 février

Dimanche dernier sur CNews, Frédérique Vidal déclarait que « l’islamo-gauchisme gangrène la société dans son ensemble » et que « l’université n’[y] est pas imperméable », avant de demander à l’assemblée nationale ce mardi que le Centre national de la recherche scientifique (CNRS) « fasse une enquête sur l’ensemble des courants de recherche sur ces sujets dans l’université de manière à ce que l’on puisse distinguer ce qui relève de la recherche académique de ce qui relève du militantisme et de l’opinion ».

Des déclarations ancrée dans l’offensive islamophobe et autoritaire du gouvernement, qui vient de faire adopter en première lecture à l’assemblée la loi séparatisme. Une campagne de stigmatisation qui n’est pas sans déplaire à l’extrême-droite. Et pour cause, Laurent Jacobelli, le porte-parole du Rassemblement National et candidat dans le Grand Est a félicité Frédérique Vidal en déclarant au Talk du Figaro que « Oui, il y a de l’islamo-gauchisme dans nos facultés. [...] C’est bien qu’un ministre s’élève contre ça ». Avant d’ajouter : « je soutiens le constat » mais « j’espère que ça ira plus loin, que ce ne sera pas simplement dans les mains du CNRS ».

De son côté, un des porte-parole de l’extrême-droite sur les plateaux télé, Jean Messiha a déclaré sur CNews « je pense que la ministre a eu raison », en conclusion d’une diatribe qualifiant l’université de laboratoire de « l’islamogauchisme [qui] s’appuie sur une bonne partie de l’immigration arabo-afro-musulmane » et où « on entend tous les jours que les blancs sont des pourritures ».

Si les déclarations de Frédérique Vidal l’islamo-gauchisme ont donc suscité la colère du côté des universités et de la recherche, à l’instar du CNRS qui a dénoncé une attaque contre les libertés académiques, l’extrême-droite se réjouit donc de la reprise d’un de ses concepts phare. Tel Darmanin qui qualifiait Marine Le Pen de « trop molle » lors du débat avec la présidente du Rassemblement Nationale sur France 2, le gouvernement continue résolument à mener sa campagne sur le terrain de l’extrême-droite. Un projet islamophobe, autoritaire et anti-sociales avec l’objectif pour la macronie de rejouer en 2022 un second tour Macron Le Pen aux présidentielles.




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