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Israël assassin : à Gaza plus de 200.000 personnes privées de soins médicaux selon l’OMS

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a estimé mercredi qu'environ 200 000 personnes ont besoin de soins médicaux dans la bande de Gaza, dévastée par les bombardements brutaux de l'État d'Israël.

vendredi 4 juin

Crédits photo : AFP

Après 11 jours de bombardements par l’État d’Israël, la bande de Gaza a été dévastée. Le bilan est meurtrier : d’après les estimations de l’OMS, 253 Palestiniens sont morts dont 66 enfants et 2000 ont été blessés. Le bilan est aussi matériel : 74 bâtiments publics ont été démolis, 1 800 logements ont été mis en ruine et 14 300 ont été partiellement détruits. Des infrastructures endommagées, des familles décimées, et l’OMS estime à plus de 77 000 personnes réfugiées. C’est littéralement un drame humain. 

Mais en plus de tout cela, ce sont aussi 30 établissements de santé qui ont été endommagés voire détruits à Gaza alors que le système de santé est déjà extrêmement délabré ; dans le même temps l’OMS déclarait ce jeudi que 200 000 personnes avaient besoin de soins médicaux suite aux bombardements. Voici ce que déclare l’OMS :

« La vie des Palestiniens se détériore. De nombreuses personnes touchées par le conflit ont des besoins urgents et doivent faire face à d’autres menaces sanitaires telles que Covid-19 », a déclaré Rik Peeperkorn, chef du bureau de l’OMS à Gaza et en Cisjordanie. En effet, la pandémie aggrave grandement la condition du peuple palestinien que l’Etat d’Israël enferme déjà dans une prison à ciel ouvert, le laissant mourrir à petit feu par le blocus et l’appartheid vaccinal. 

Pour la Haute Commissaire des Nations Unies aux droits de l’Homme, ces exactions pourraient constituer des « crimes de guerre ». De plus, Le Monde nous apprend les méthodes brutales de répression exercée par l’Etat d’Israël qui a arrêté plus de 2000 Palestiniens qui habitent en Israël depuis le mois de mai. Si la barbarie de l’Etat d’Israël pousse l’ONU à le condamner, l’Organisation des Nations Unies pose pourtant des conditions à sa dénonciation, uniquement « s’il s’avère que l’impact sur les civils et les objets civils est indiscriminé et disproportionné, cette attaque peut constituer un crime de guerre ». Malgré les chiffres, qui ne représentent sûrement qu’une partie des exactions de l’État sioniste, les puissances occidentales telles que les États-Unis et la France ainsi que leurs organismes supra-nationaux ne dénoncent donc que partiellement voire cautionnent totalement les crimes de l’État d’Israël. 

Par ailleurs, ni l’ancien Premier ministre Benjamin Netanyahu ni la nouvelle coalition gouvernementale dirigée par Naftali Bennett, ne pourra être la voie de libération du peuple palestinien. Si la nouvelle coalition peut représenter un interlocuteur politique alternatif pour les grandes puissances, particulièrement les Etats-Unis, le sort des classes populaires palestiniennes, mais aussi israéliennes, restera le même. Benett a même déjà déclaré qu’il ne « ne cèdera pas de territoires ». Or pour répondre à l’ensemble de leurs besoins, et notamment en soins médicaux, les Palestiniens auraient besoin d’hôpitaux et de nombreuses autres structures publiques, ce qui est rendu impossible tant que l’État d’Israël colonise leurs terres. Seule la lutte en toute indépendance des institutions impérialistes, pour le droit à l’autodétermination du peuple palestinien et l’établissement d’un Etat laïc, démocratique et socialiste, avec le soutien des classes populaires israéliennes et à l’international, pourrait permettre d’avancer vers la satisfaction des besoins élémentaires dont l’État sioniste prive le peuple palestinien.




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