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Extrême-droite

Italie. Plusieurs centaines de néofascistes manifestent à Milan

La semaine dernière, une vidéo a circulé sur les réseaux sociaux montrant des centaines de personnes effectuant le salut fasciste lors d’un hommage à un étudiant d’extrême-droite tué en 1975 par une organisation d’extrême-gauche. Un rassemblement qui constitue un avertissement de l’extrême-droite mais qui montre surtout les liens entre cette dernière et le gouvernement italien.

mardi 4 mai

Selon le Checknews de Libération, la vidéo a d’abord été diffusée dans un canal Telegram néonazi français, puis sur Twitter par Thomas Portes, porte-parole de Génération.s, ainsi que sur la chaîne Youtube de l’agence étatique russe Sputnik. Sur celle-ci, on voit des centaines de personnes en rang habillées de couleurs sombres effectuant le salut fasciste lors d’un hommage à un étudiant d’extrême-droite tué en 1975 par une organisation d’extrême-gauche. Les participants se sont mis au garde à vous en joignant leurs pieds, certains criant « Camerata Sergio Ramelli » et d’autres répondant « Presente », une formule servant à rendre hommage à Sergio Ramelli, l’étudiant tué à Milan par des militants d’Avanguardia operaia, un groupe italien d’extrême-gauche.

Il n’est pas étonnant que de tels rassemblements aient lieu en Italie. En effet, ces derniers résultent de la normalisation des idées d’extrême-droite, permise par la politique antimigratoire et xénophobe du gouvernement italien, qui compte en son sein plusieurs ministres d’extrême-droite. Ainsi, le gouvernement d’union nationale autour de Mario Draghi regroupe aujourd’hui des figures politiques du Parti démocrate, mais également des membres de la Ligue d’extrême droite de Matteo Salvini dont certains militants ont pris part au rassemblement fasciste à Milan, notamment Max Bastoni.

Dans un contexte de crise économique où les patrons licencient à tout va et où de fortes explosions sur le terrain de la lutte des classes sont à attendre, un tel rassemblement constitue un avertissement pour la classe ouvrière italienne. Surtout, cet événement montre bien les liens qui existent entre l’extrême-droite italienne et le gouvernement au pouvoir, qui normalise son discours




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