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Notre classe

#PlusJamaisAGenoux

Jeudi 23 mai, tous et toutes à la Gare St Lazare en soutien à Eric, cheminot menacé de licenciement !

Ce 23 mai à 14h devant la gare St Lazare, cour de Rome, un grand rassemblement se prépare en soutien à Éric, cheminot et gilet jaune menacé de licenciement pour s'être mis à genoux et avoir dénoncé la soumission qu'on nous demande à la SNCF de Guillaume Pepy et Emmanuel Macron. Ce rassemblement aura pour objet de parler de la souffrance au travail et l’urgence sociale qui traverse de nombreux secteurs du monde du travail aujourd’hui.

lundi 20 mai

Correspondant-e-s Cheminot-e-s

La procédure de licenciement entamée contre notre camarade et collègue Éric Bezou n’est malheureusement pas une exception aujourd’hui à la SNCF. On pourrait parler de Foued, Rénald, Linda, Yannick, et tant d’autres cheminots et cheminotes visés par des procédures disciplinaires, souvent allant jusqu’au licenciement sur la base de dossiers montés de toutes pièces. Derrière ces prénoms, derrière ces hommes et ces femmes, ce sont des vies brisées, des familles entières qui se retrouvent sur le carreau, par l’acharnement de cette direction revancharde qui cherche à pénaliser et réprimer ceux et celles qui osent relever la tête.

Dans le cas d’Éric, il s’agit d’un cheminot de toutes les batailles, un véritable « lanceur d’alerte » comme le décrivent ses propres collègues. Il a aidé énormément de salariés en difficulté, souvent discriminés par l’entreprise, parfois des mères isolées, Éric a toujours été présent pour dénoncer cette souffrance et accompagner ses collègues, en allant jusqu’à suivre des dossiers en justice. C’est ce lanceur d’alerte dont la SNCF veut se débarrasser aujourd’hui, mais Éric tient tête et affirme qu’il ne pliera pas.

Une campagne militante en défense de notre collègue et pour dénoncer la répression et la souffrance au travail

Dès que la nouvelle est tombée, les collègues d’Eric sur la région de Mantes-la-Jolie, les militants et militantes de la région de Paris Saint Lazare, et aussi ceux et celles du collectif des cheminots de l’Intergare, se sont mis en mouvement pour montrer le soutien à leur collègue et faire comprendre à la direction qu’ils ne laisseront pas faire cette injustice.

Un premier rassemblement le jour de l’entretien disciplinaire le 26 avril dernier avait été organisé par les collègues d’Eric et par Sud Rail Paris Saint Lazare, syndicat où milite Eric, qui a rassemblé plus de 250 personnes

Une page Facebook de soutien a été créée par les cheminots du collectif Intergare, où l’on peut suivre l’ensemble des informations concernant le cas d’Eric mais aussi sur d’autres cas de répression. Une campagne de photos de soutien a démarré, avec des centaines de cheminots et cheminotes de différents coins du pays et les gilets jaunes de Mantes-la-Jolie, avec qui Éric milite depuis plusieurs mois, qui ont décidé de se prendre en photo à genoux avec la pancarte #PlusJamaisAGenoux.

De nombreuses personnalités politiques, syndicales, associatives et du milieu de la culture se sont également associées à la campagne de soutien à Eric. Une tribune, parue sur Médiapart, « Ne laissons pas la SNCF devenir un nouveau France Telecom », a été l’occasion de dénoncer une situation catastrophique à la SNCF post-réforme ferroviaire, au moment même où l’on est en train de voir et suivre le procès contre les dirigeants de France Telecom accusés d’un management agressif qui a poussé les salariés à bout. De Benoît Hamon à Olivier Besancenot, en passant par Ian Brossat, Gérard Filoche ; des militants syndicaux comme Mickael Wamen, ancien de Goodyear, Philippe Poutou de Ford Blanquefort, Benoît Martin, secrétaire général de l’UD CGT 75, mais aussi des figures comme Assa Traoré du Comité Adama, ou encore des personnalités de la culture comme la comédienne Audrey Vernon, ont décidé de rompre le silence médiatique pour dénoncer cette répression et cette souffrance au travail.

Une urgence sociale et une convergence à construire

Suite à la menace de licenciement à l’encontre d’Eric, de nombreux et nombreuses collègues ont décidé de témoigner pour raconter l’enfer qu’ils et elles ont vécu en étant salariés de la SNCF et comment Eric les a aidés et accompagnés.

Cette souffrance au travail, dévoilée aujourd’hui au grand jour notamment à travers le procès France Telecom et à une moindre échelle par la campagne #PlusJamaisAGenoux, ne touche pas uniquement les cheminots mais énormément de secteurs du monde du travail. C’est cette situation qu’il nous faut dénoncer. Et c’est tous ceux qui la dénoncent et qui la combattent qu’on cherche à évincer par des licenciements, comme c’est le cas de Gaël Quirante, salarié de La Poste dans le 92, ou encore plus récemment les trois délégués du personnel de la CGT Géodis, filiale de la SNCF. Il est donc urgent de s’organiser, se rassembler et lutter ensemble pour en finir avec cette situation.

Cette campagne, qui a le mérite de dénoncer cette situation intenable de souffrance pour de nombreux salariés, appelle surtout à ce qu’on réagisse collectivement cette fois-ci, pour rompre l’isolement auquel on veut nous soumettre. Loin des situations individuelles, il s’agit précisément d’un système global et pervers qui brise nos vies un peu plus chaque jour.

Faisons donc du rassemblement pour Eric, ce jeudi 23 mais, une journée de lutte contre les licenciements, la souffrance au travail, les discriminations, la répression dans l’entreprise et en dehors. Une journée de grève, mobilisation et convergence car cette situation concerne tout le monde, cheminots, hospitaliers, postiers, enseignants, salariés de la sous-traitance, gilets jaunes, public, privé, la jeunesse...

Rendez-vous à 14h sur le parvis de la gare Saint Lazare, pour des prises de paroles, un concert de la Compagnie Jolie Môme et pour crier, tous et toutes ensemble, #PlusJamaisAGenoux !

Événement Facebook à diffuser : https://www.facebook.com/events/617600268715220/




Mots-clés

#PlusJamaisAGenoux    /    souffrance au travail   /    Cheminot-e-s   /    SNCF   /    #AssezDeViesBroyées   /    Syndicat   /    Notre classe