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Jeunesse

Toulouse

Journée contre la précarité : étudiant.e.s, titulaires, BIATSS, et personnels précaires, unissons la lutte le 11 février pour taper plus fort !

Mardi 11 février, journée nationale de lutte contre la précarité, les étudiants, BIATSS, personnels précaires et titulaires du Mirail se réuniront lors d’une assemblée générale commune afin de décider ensemble des méthodes d’actions contre toutes les réformes en cours et des suites du mouvement.

samedi 8 février

Après une semaine marquée par la détermination des étudiants et la solidarité des travailleurs du Mirail, une assemblée générale commune est organisée lors de la journée de la précarité, mardi 11 février. Cette date à l’origine de la coordination nationale des facs et des labos en lutte est l’occasion d’unifier les luttes face aux réformes du gouvernement Macron pour taper plus fort et remettre la question de la précarité au cœur de l’actualité.

Mardi 4 février, les étudiants et personnels de l’université du Mirail envahissaient le Conseil d’Administration afin de dénoncer la suppression de 123 places en Master, l’hypocrisie et le corporatisme de la présidente de l’université, Emmanuelle Garnier. Suite à cette action, l’inter-orga a mandaté une délégation étudiante et du personnel afin d’appeler lors de l’assemblée générale inter-labo du Mirail à une assemblée commune le mardi 11 pour la journée nationale de lutte contre la précarité proclamée par la coordination nationale des facs et des labos en lutte, réunie les 1er et 2 février à Paris.
Plus tard dans la semaine, le collectif précaire du Mirail appelait à une deuxième journée de grève de tous les travailleurs précaires avec débrayages et cortège commun. L’assemblée générale inter-labo qui a réuni 150 personnes à fait ressortir une forte solidarité avec les précaires et l’envie de rejoindre les cadres d’auto-organisations communs.

Pas de perspectives pour la jeunesse, si ce n’est la mobilisation !

Depuis le 8 novembre, la jeunesse s’est fortement mobilisée sur la question de la précarité suite à l’immolation par le feu d’un étudiant lyonnais et aux multiples attaques du gouvernement. Les campagnes et cadres d’auto-organisations ont fait tomber un tabou et un mythe largement accepté : celui selon lequel il serait « normal » de vivre au centime près, de vivre dans la misère dans laquelle sont plongés des milliers d’étudiants, jusqu’à vivre sous le seuil de pauvreté pour un quart d’entre-eux. Faute de quoi 50 % des étudiants sont obligés de cumuler études et travail et donc de vivre à cent à l’heure entre les cours et des emplois non seulement très précaires, mais aussi mal payés. Exigeons des conditions d’étude optimale, exigeons des conditions de vie digne, exigeons un salaire étudiant à 1800 euros financé par les cotisations patronales.

La précarité ne s’arrête pas à la fin des études

Le personnel précaire du Mirail à, quant à lui, fait ressurgir une vérité souvent ignorée, celle de leurs conditions de travail. Chez les vacataires enseignants, les conditions de travail et de vie se dégradent en raison de salaires non-mensualisés, versés deux fois à l’année et avec un taux horaire en dessous du SMIC. Chez les personnels administratifs, le manque de moyen à l’université se traduit par un sous-effectif devant faire face à un nombre toujours croissant de nouveaux étudiants.

Jeudi, lors d’une deuxième journée de grève, des tours d’amphi et débrayages ont été organisés dans la matinée aux cotés d’étudiants afin de sensibiliser et d’appeler à la manifestation.
De plus, l’AG inter-labos a vu émaner une réelle mobilisation contre la loi de la Programmation Pluriannuelle de la Recherche (LPPR) mais aussi une forte solidarité avec les grévistes précaires passant par un appel à les rejoindre dans la grève et dans leurs actions et à rejoindre l’AG commune de mardi. Outre la question de la précarité, les statutaires ont évoqués le sous-effectif du personnel dans l’enseignement supérieur et la recherche entraînant un nombre incalculable d’heures supplémentaires non-payées et une extrême fatigue.

Tous mobilisés le 11 février !

La précarité ne doit pas être une normalité, ni pendant nos études, ni après. Aujourd’hui nos conditions de travail et de vie sont baignées dans cette précarité, une précarité qui tue. Ce que nous propose Macron, ce n’est que l’accentuation de la division sociale, des inégalités salariales et de la pauvreté.
Les différents cadres d’auto-organisations nous donnent les moyens de se mobiliser contre les attaques du gouvernement. Lors de cette journée de la précarité, faisons en sorte de s’unifier au sein d’une Assemblée générale et d’actions communes pour visibiliser le mouvement et taper plus fort.




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