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Notre classe

Contre Macron et son monde

Journée d’action des postiers en Gironde

Pendant que Juppé et Whal boivent du champagne, les travailleurs de La Poste continuent à souffrir des conditions de travail de plus en plus déplorables.

lundi 28 janvier

Vendredi 25 janvier, une journée de grève et mobilisation à l’appel du syndicat Sud PTT, s’est tenue à Bordeaux, trois rassemblements ont eu lieu dans la journée, pour protester contre la venue du PDG de La Poste Philippe Wahl, contre les nombreuses suppressions de postes et la dégradations des conditions de travail.

Devant le siège de la poste, situé dans le quartier de Meriadeck rue Georges Bonac, à partir de 9h du matin une cinquantaine de personnes se sont rassemblées pour interpeller le PDG de La Poste notamment par rapport aux suicides qui ont lieu à l’intérieur de l’entreprise depuis plusieurs années et la dégradation des conditions de travail des postiers. Questions qui resteront sans réponse de la part du PDG.

Une audience d’une heure s’est tenue avec plusieurs organisations syndicales, pour soi disant discuter de tous les problèmes à l’intérieur de l’entreprise. A l’issue de l’entretien, la direction ne s’est engagée sur aucun des points, seulement timidement sur la reconnaissance que des suicides liés aux conditions de travail existent bel et bien, rappelant la mise en place d’un numéro vert pour les salariés en détresse. Encore une fois, la farce de dialogue social. Ensuite dans l’après midi les postiers se sont déplacé à la Cité Mondiale pour interpeller Philippe Wahl cette fois ci pour ses vœux.

Le PDG y a enfin reconnu publiquement que les suicides des salariés à cause du travail pouvaient exister, tout en se vantant des moyens mis en place par la direction pour éviter ces drames. Évidement le dégraissement des effectifs qui sont la cause directe des souffrances et des malheurs des employés n’a pas été mis à l’ordre du jour. Ensuite les postiers l’ont interpellé par rapport aux postiers du 92 qui sont en grève depuis plus de 10 mois et avec lesquels la direction n’a jamais tenu ses engagements.

Lors du départ du PDG de la Cité Mondiale, un postier (syndicaliste SUD PTT) à été retenu physiquement par un garde du corps de Wahl à l’intérieur du bâtiment. Considérant la situation, le PDG s’est enfui en voiture, son deuxième chauffeur grillant un feu rouge. Bel exemple du respect du code de la route de la part de la direction de La Poste, tandis que les postiers sont sommés de respecter le code de la route par leur hiérarchie.

Le soir un débat s’est tenu à l’université de sciences po avec la présence d’Alain Juppé sur l’aménagement du territoire et le climat. Les postiers étaient toujours là, une quarantaine déterminés à interpeller Philippe Wahl sur leurs conditions de travail, en réponse la mairie a déployé un dispositif impressionnant, quasiment autant des policiers que de manifestants.

Malgré le titre du débat, Juppé et Wahl ont oublié le rasage de 5 hectares boisés en zone humide pour la construction de la nouvelle plateforme colis à Cadaujac en remplacement de celle de Bègles qui sera bientôt fermée et où 50 intérimaires seront mis à la porte suite au changement d’établissement. Vers 20h, Wahl et Juppé sont partis chacun de leur coté par des portes différentes suite à un apéritif du soir.

Pendant que Juppé et Whal boivent du champagne, les travailleurs de La Poste continuent à souffrir des conditions de travail de plus en plus déplorables. La politique du démantèlement du service public et de privatisation menée depuis plusieurs années par les différents gouvernements commence à donner ses fruits. Cela veut dire, le suicide des postiers ou de cheminots et des milliers de familles qui se retrouvent à la rue faute d’un emploi stable. Retrouvons nous tous ensemble lors de la journée du 5 février pour marcher à coté des syndicats et des GJ, contre Macron et son monde et la destruction du service public.




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