^

Notre classe

Soutien aux 3 de Bordeaux

Bordeaux. 400 personnes mobilisées en soutien aux profs de Mauriac réprimés pour leur grève

Environ 400 profs et personnels de l’Education Nationale se sont mobilisés hier devant le rectorat de Bordeaux en soutien aux 3 de Mauriac, sanctionnés par la Rectrice pour avoir exercé leur droit de grève contre les E3C en janvier dernier.

mercredi 16 décembre 2020

Fin janvier, plusieurs professeurs du lycée François Mauriac ont, comme partout en France, manifesté contre la réforme Blanquer, durant les épreuves des E3C. Comme à Melle, trois d’entre eux ont subi des attaques intolérables de la part du rectorat de Bordeaux qui les menaçait de sanctions disciplinaires pour avoir exercé leur droit de grève.

Après un premier rassemblement réussi le 27 novembre, à l’appel de l’intersyndicale CGT - FO - SNES - SUD, 400 profs et personnels de l’Education Nationale étaient présents aujourd’hui devant le rectorat de Bordeaux pour exiger :

- l’abandon immédiat des procédures disciplinaires engagées contre 3 enseignant-e-s du lycée Mauriac de Bordeaux.
- l’annulation des sanctions prises contre les personnels s’étant mobilisés contre les E3C, l’arrêt de la répression anti-syndicale, l’arrêt des mesures et procédures engagées contre tous les personnels ayant participé à des actions syndicales contre les réformes et le Bac Blanquer, à Bordeaux, à Melle comme ailleurs.

Ces derniers ont récemment reçu leurs nouvelles sanctions « allégées » : une exclusion temporaire de l’établissement de trois jours pour une professeure ayant manifesté en dehors de l’établissement et deux blâmes pour les deux autres ayant occupé les locaux avec 40 de leurs collègues.

Le recul du Rectorat vis-à-vis de ces sanctions a été imposé par la mobilisation et le soutien de la pétition signée par plus de 20 000 personnes, par la pétition des lycéens et le communiqué du Comité de soutien aux 3 de Bordeaux.

La mobilisation contre la répression des trois de Mauriac et le soutien de l’ensemble des personnels de l’Education Nationale, des lycéens, doit continuer à s’organiser pour le retrait total de toute sanction. Dans la continuité du tournant autoritaire qui pallie à l’amateurisme de Blanquer, la pétition affirme que « l’éducation n’échappe pas à la politique d’un gouvernement qui ne tolère plus aucune contestation ni aucune opinion alternative dès lors qu’elle prétend s’affirmer et s’opposer ». C’est cette même répression que profs et lycéens ont subi quand ils se sont mobilisés pour imposer un protocole sanitaire alternatif, ou encore aujourd’hui par les lois liberticides à l’image de la Sécurité Globale.




Mots-clés

répression syndicale   /    « Sois prof et tais-toi »   /    Bordeaux   /    Lycées   /    Notre classe