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Justice et vérité pour Jimony Rousseau, mort à la prison de Meaux dans des circonstances troubles !

Le 25 janvier, Jimony Rousseau, incarcéré à Meaux, est transféré à l’hôpital en état critique. Il décède le 2 février. La famille conteste les justifications avancées par l’administration pénitentiaire qui évoque un arrêt cardiaque.

mercredi 3 février

Crédits Photo : Le Parisien / Valentine Rousseau

Jimony Rousseau détenu au centre pénitentiaire de Meaux, est mort ce mardi 2 février à la suite de circonstances troubles. Dans une vidéo publiée le 2 février, la sœur de Jimony Rousseau raconte : « Il a été transféré de la prison de Meaux lundi dernier. Aujourd’hui on ne sait toujours pas les causes et les raisons de son décès, donc je vous demande de rassembler le maximum de témoignages possibles. »

En effet, lundi 25 janvier dernier, Jimony Rousseau est transféré à l’hôpital en état critique après avoir, d’après l’administration pénitentiaire, fait une crise cardiaque. Cette version officielle est remise en cause par la famille, qui affirme avoir découvert des hématomes visibles sur le visage du jeune homme. Pour les proches de Jimony Rousseau, ce dernier aurait été tabassé par les surveillants de la prison suite à un refus de changer de codétenu.

Sur la cagnotte de soutien pour la famille, celle-ci précise : « Ce qu’il s’est réellement passé c’est qu’il devait rentrer dans sa cellule mais il a refusé car on lui avait mis un co-détenu avec lequel il ne voulait pas partager sa cellule, et ils l’ont alors frappé à plusieurs jusqu’à ce qu’il soit inconscient. Et dire que cela s’est passé dans une prison et par des soit disant surveillants dont l’un des buts et de garantir la sécurité de chaque prisonniers. Je me demande où va le monde. On a l’impression que ce genre de choses n’arrivent qu’aux autres jusqu’à ce que ça nous frappe. »

Une thèse qui semble concorder avec les premiers éléments de l’enquête, présentés par le parquet. Celui-ci fait en effet état d’une altercation avec des surveillants à l’issue de laquelle ceux-ci auraient usé « de la contrainte pour le faire lâcher prise et le maîtriser. » Au point de le tuer ? C’est la question que pose la famille.

Et pour cause, les morts suspectes sont courantes en prison et constituent une face mal connue des violences d’Etat. La mort de Jimony Rousseau vient ainsi s’ajouter à celle de Jules, qui se serait suicidé au mitard à la prison de Seysses, thèse officielle contestée par des détenus, de Taoufik, dont la famille a appris la mort suspecte 23 jours après celle-ci, et centaines d’autres détenus victimes du racisme et des violences d’état en milieu carcéral.

Dans ce cadre, la famille de Jimony Rousseau réclame une enquête sur sa mort et a lancé une cagnotte en ligne afin de faire appel à des avocats. Justice et vérité pour Jimony !




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