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Justice pour George et Iyad

Justice pour Iyad, Palestinien autiste abattu par la police israélienne à Jérusalem

Un palestinien de 32 ans atteint d’autisme a été tué par des policiers israéliens samedi dernier à Jérusalem. Sa mort a provoqué de vives réactions contre les violences policières, à l’heure où le monde entier est tourné vers les Etats-Unis, après le meurtre raciste de George Floyd commis par un policier à Minneapolis.

mardi 2 juin

Credit photo : Mustafa Alkharouf Anadolu Agency via AFP

Ce samedi 30 mai, Iyad Al-Khalak, un palestinien de 32 ans atteint d’autisme a été tué par des policiers à Wadi Joz, un quartier de Jérusalem-Est. Comme le rapporte le journal Libération Iyad se promenait dans la Vielle ville après des semaines de confinement. Expliquant avoir vu une arme sur lui, les policiers l’ont abattu alors qu’il tentait de s’abriter derrière une benne à ordure avec, à la main, un téléphone portable. Par la suite, décidés à trouver des preuves contre la victime, une vingtaine de policiers se sont rendus au domicile d’Iyad, où il vivait avec ses parents et sa sœur, mais n’ont bien évidemment trouvé aucun élément compromettant.

Cet énième meurtre perpétré par la police israélienne , le 21ème perpétré sur un palestinien depuis janvier selon Hanan Ashrawi, l’une des dirigeantes de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) fait écho à l’assassinat de la veille. Un automobiliste palestinien avait été abattu près d’une colonie en Cisjordanie. L’armée s’était défendue, affirmant avoir tiré parce que croyant à une attaque bélier. Selon la famille de la victime, celui-ci aurait perdu le contrôle de sa voiture.

Un meurtre qui rappelle celui de George Floyd, décédé le 25 mai 2019 à Minneapolis, un assassinat qui a déclenché des vagues de soulèvement aux quatre coins des Etats-Unis et au-delà. En effet, des rassemblements et des manifestations ont été organisés dès samedi dans les rues de Tel-Aviv et Jérusalem, scandant des slogans tels que « Justice pour Iyad, justice pour George » ou encore « Palestinian lives matter », en référence au mouvement Black Lives Matter.

En résonance avec les mobilisations contre les violences policières et racistes qui s’amplifient à travers le monde, depuis la mort d’Iyad, Jérusalem a été le théâtre de mobilisations inédites, où Palestiniens et Israëliens dénonçaient de concert la violence colonialiste de l’État sioniste.




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