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L’Etat décrète un couvre-feu illimité en Martinique : solidarité face à la répression coloniale !

Depuis lundi, la mobilisation a commencé en Martinique dans le sillage du mouvement guadeloupéen. Alors que les blocages se multipliaient encore ce mercredi, le Préfet a annoncé l'instauration d'un couvre-feu ce jeudi "jusqu'au retour au calme". La répression coloniale continue.

jeudi 25 novembre

Depuis lundi, la mobilisation ne cesse de s’étendre en Martinique. Ce mercredi soir, la presse française ne pouvait ainsi que constater une multiplication des barrages après trois jours de mobilisation à l’appel d’une large intersyndicale. Les revendications du mouvement, mêlant dénonciation de l’autoritarisme sanitaire et de la vie chère, s’inscrivent dans la continuité directe de la mobilisation guadeloupéenne.

Face à la mobilisation, le Préfet de Martinique a choisi d’appliquer la même méthode coloniale que son confrère en Guadeloupe. Il a en effet décrété un couvre-feu de 19h à 5h du matin rapporte France Info. Mais le Préfet est allé encore plus loin, puisqu’il assume le caractère illimité du couvre-feu, qui doit durer "jusqu’au retour au calme pour faciliter l’intervention des forces de sécurités". Si le couvre-feu en Guadeloupe est dans les faits reconduit systématiquement, l’Etat français assume ainsi sa politique ultra-répressive pour mater la mobilisation. Une répression justifiée par un discours pointant les "violences urbaines nocturnes" et "des barrages".

Face à ce nouvel exemple de la gestion d’exception des territoires comme la Guadeloupe et la Martinique qui sont rien moins que des colonies, il est fondamental que les organisations du mouvement ouvrier et de la jeunesse se mobilisent en solidarité. Il est également nécessaire d’exiger de l’intersyndicale qu’elle mette fin à toute velléité de dialogue avec un Etat qui n’hésite pas à prendre les mesures les plus autoritaires pour étouffer la mobilisation et légitimer sa répression violente.




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