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Politique

Petites magouilles entre amis

L’ex ministre de la culture, Fleur Pellerin, suspectée pour « prise illégale d’intérêts. »

Fleur Pellerin, ex-ministre du gouvernement de François Hollande est suspectée par le parquet national financier, par la haute autorité pour la transparence de la vie publique (HAVC), de prise illégale d’intérêt.

jeudi 20 décembre 2018

Crédit photo : Reuters

L’ancienne ministre de la culture Fleur Pellerin aurait-elle profité de son poste au gouvernement pour préparer sa reconversion dans le privé ? C’est en tout cas ce que pense la HAVC, chargé d’enquêter sur ce genre d’affaire. En effet, Fleur Pellerin, alors qu’elle était encore ministre de la culture et des communications, signe une lettre d’intention avec le groupe Sud-Coréen Naver Corps, leader Sud Coréen des moteurs de recherche, qui fait concurrence localement à de grandes entreprises mondiales tel que Google.

De cette lettre d’intention, qui a pour but de lancer le partenariat « L’année de la France en Corée », résultera finalement une « convention de partenariat », établie le 17 mars 2016. Bien que celle-ci soit signée un mois après le départ du gouvernement de la ministre, cette dernière a, au cours de l’année 2016, bénéficié d’un fond d’investissement du groupe Sud-Coréen d’une hauteur de 200 millions d’euros pour son entreprise Korelya Consulting, afin de pouvoir investir dans différents domaines du numérique. Un arrangement peut être planifié par la ministre, en échange de la signature du partenariat évoqué précédemment. Un service contre un autre en somme.

Bien que l’ex-ministre se défende de cette accusation, ayant simplement signé une lettre d’intention qui « ne présentait aucun caractère contraignant pour les signataires », c’est d’après la HAVC « sur la base de cette lettre » que l’accord aurait été conclu. Également, lors de la démission de Fleur Pellerin du gouvernement, celle-ci a consulté la HAVC, afin d’avoir un avis sur la question. L’avis aurait autorisé la ministre à mener son activité, qui consistait à investir dans des secteurs du numérique, mais émettait des réserves, que celle-ci aurait « Méconnu ... en prenant pour client une entreprise privée avec laquelle elle avait conclu un contrat ou formulé un avis sur le contrat » alors qu’elle occupait une fonction gouvernementale. Difficile donc pour l’ex-ministre de prétendre ne pas avoir été au courant que son activité était illégale.




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