^

Jeunesse

COMMUNIQUÉ DU POING LEVÉ

L’offensive autoritaire et raciste du gouvernement continue de se déployer dans les facs : soutien à l’UNEF

Face aux attaques d'une partie de la classe politique que subit l'UNEF depuis une semaine, le collectif Le Poing Levé apporte son soutien au syndicat et dénonce l'offensive raciste et liberticide du gouvernement.

lundi 22 mars

Ce jeudi 18 mars, Julien Aubert, député les Républicains, ainsi qu’un ensemble de députés de droite et d’extrême droite se sont lancés dans une cabale contre l’UNEF et l’organisation de réunions non-mixtes entre personnes racisées. Dans la continuité de son tournant réactionnaire et de son discours sur l”« islamogauchisme », le gouvernement, à travers Jean Michel Blanquer, a appelé à l’interdiction de ces réunions non-mixtes et à des mesures pour les rendre illégales. D’autres comme Castaner réclament des des “moyens judiciaires” contre le syndicat étudiant, et la droite appelle à dissoudre l’organisation.

Justifiée par le gouvernement, une vague de haine et d’insultes sur les réseaux sociaux s’est déchaîné contre l’UNEF et sa secrétaire générale, Mélanie Luce.

La plainte et la déferlante d’attaques de ce jeudi, s’inscrivent dans le cadre de l’offensive islamophobe du gouvernement. Après que Frédérique Vidal ait relancé la cabale gouvernementale en s’en prenant à la recherche et aux universités en affirmant vouloir mener une enquête sur l’« islamo-gauchisme », Jean Michel Blanquer et la droite continuent leurs attaques contre le droit de s’organiser à l’université et dans la jeunesse. En ouvrant la voie à la revendication de dissolution de l’Unef, plus vieux syndicat étudiant français, sous prétexte de réunions entre personnes discriminées en son sein, le gouvernement franchit un cap très important.

Non seulement le gouvernement promeut un discours et des lois racistes à l’image de la « loi séparatisme », mais en plus il nie le droit aux personnes victimes de ce racisme de s’organiser. Alors qu’il sait la situation des étudiants dramatique, plongés dans la misère et dans une profonde incertitude par sa gestion criminelle de la crise, il veut museler toute contestation, jusqu’à s’en prendre ouvertement à la liberté d’organisation des jeunes dans les syndicats, après s’être frontalement attaqué aux études critiques ces derniers mois.

Les étudiants doivent pouvoir continuer de s’organiser, comme ils l’entendent, pour pouvoir défendre leurs droits, d’autant plus dans cette période de crise historique que le gouvernement et le patronat sont bien décidés à nous faire payer.

L’ensemble des organisations syndicales et politiques, qui défendent les libertés démocratiques syndicales, et les valeurs anti-racistes doivent se prononcer avec la plus grande fermeté en défense de l’UNEF et des syndicats étudiants. Face aux attaques d’une partie de la classe politique, nous apportons tout notre soutien aux militants et militantes de l’UNEF. Nous dénonçons l’ensemble de l’offensive menée par le gouvernement et exigeons le retrait total de ses lois liberticides et racistes. Un retrait qui ne pourra s’imposer qu’à condition de construire un rapport de force large et par la mobilisation dans la rue.




Mots-clés

Jeunesse   /    UNEF   /    Islamophobie   /    Jeunesse