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Politique

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Contre la LPPR, l’université et la recherche publiques reprennent la rue pour se défendre !

Ce mardi 13 octobre, l'université et la recherche publiques prenaient à nouveau la rue pour exprimer leur colère contre la LPPR et la casse de l'université. Nous relayons ici un article de Université Ouverte qui revient sur cette journée.

mercredi 14 octobre

Nous relayons cet article publié par Université Ouverte

L’université et la recherche publiques se défendent !

Aujourd’hui encore, mardi 13 octobre, nous étions nombreuses et nombreux à manifester et à nous réunir partout en France, comme nous sommes nombreux·ses à interpeller nos sénateurs et sénatrices par mail.

Nous étions nombreux et nombreuses à crier notre refus de la LPPR, qui promet d’accroître les inégalités dans l’enseignement supérieur, d’aggraver la précarité, de renforcer les inégalités de genre et les autres dominations structurelles, de mettre l’existence même de notre service public en péril et de détruire les conditions dont nous avons besoin pour produire de la science.

Nous sommes là, malgré une rentrée catastrophique, nous sommes là ! Malgré le fait qu’en ce 13 octobre nous sommes déjà épuisé·es, nous sommes là, et nous souhaitons être entendu·es ! Nous avons accueilli des milliers d’étudiant·es supplémentaires sans recrutements et sans financements. Les universités s’arrachent des licences Zoom au lieu de créer des postes pérennes d’enseignant·es-chercheur·ses et de BIATSS.

La LPPR n’est pas aujourd’hui ce qu’elle aurait été sans notre mobilisation. Des éléments que nous dénoncions ont été sortis du projet de loi. Les mobilisations des précaires ont imposé l’inscription de la mensualisation des vacataires dans la loi. Ce n’est pas assez : nous voulons la fin des vacations, des créations massives de postes et des moyens pérennes.

Une chose est sûre, l’organisation collective et la lutte paient !
Par la lutte, nous avons reformé de puissants collectifs.
On est là et on veut le retrait de la loi !

Aujourd’hui, à Paris, nous avons marché de Jussieu au ministère, en passant près du Sénat !

Un peu plus tôt dans la journée, les jeunes chercheur·ses de l’institut Pasteur ont jeté leurs blouses de colère.

https://twitter.com/a_michaut/status/1315986591266070529?s=20

A Montpellier, travailleur·ses de l’ESR et étudiant·es se sont rassemblé·es place de la Comédie. Des rassemblements ont également eu lieu à Angers, Bordeaux, Brest, Grenoble, Lille, Lyon, Marseille, Toulouse, Saint-Étienne. Si nous avons oublié votre ville ou que voulez nous envoyer des images, écrivez-nous : [email protected]

https://twitter.com/ChRabier/status/1315994223842414593?s=20

A Versailles, nous étions aux côtés de Victor et Roga, pour exiger leur relaxe ! La violente répression judiciaire dont ils sont victimes fait suite à des violences policières commises au sein même de l’université de Nanterre. Elle est intolérable !

Nous allons continuer d’interpeler les sénatrices et sénateurs, de dénoncer les conditions indécentes dans lesquelles nous devons accueillir les étudiant·es, de refuser la généralisation de la compétition de tou·tes contre tou·tes et la précarisation de la majorité au profit de quelques privilégié·es tou·tes puissant·es. Nous nous le devons à nous-mêmes, nous le devons à nos collègues et camarades les plus précaires. Nous le devons à l’ensemble de la société.

Nous nous organisons, nous renforçons nos liens, nos solidarités. Nous construisons patiemment, minutieusement, le rapport de force qui, seul, pourra sauver notre service public.

A très vite !




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